RÉACTION DE LA COUR
Cet édiGce, bâti avec les matériaux de l'ancienne constitution sicilienne, cl d'apivs lus formes de la constitution anglaise, n'était encore ni achevé, ni consolidé, quand ladiscordc éclata au dedans, et l'appui du dehors non- seulement fut retiré, mais se convertit en instrument du destruction. Les élections de 1813 donnèrent la majorité à l'opposilion, c'est-à-dire aux démocrates et aux absolutistes réunis eoolre lo parLi du ministère ; par conséquent, après une lutte désespérante dana la discussion du budget, le ministère se vitobligé de céder sa place à des vieux serviteursde la cour que les démocrates soutenaient. Lord Bentinck,
pendant ce tcnips-la. était :illê enHspagnc. A son retour en Sicile, au mois d'octobre, il eut encore assez île résolution pour dissoudre lacliamiirc , appeler un ministère constitutionnel , et proclamer la dictature militaire par la notification du 31 octobre, que nous avons donnée au $ Mil. Non content de cela, il Gt un voyage dans l'ilr pour iull netn-oi 1 les nouvelles élections! mais, sur ces entrefaites , l'année 181 h était venue; les Français , n-l'onle? au nord-esl et au midi , avaient à eomliatlri' sur leur propre sol toutes les forées de l'Europe réunies; et bientôt la nouvelle de l'entrée des alliés à Paris avertit les hommes politiques que l'Angleterre allait changer de rôle en Sicile. Lord Bcntinck n'en fit pas un mystère, et il quitta la Sicile le 1fr juillet, pour être ri'iiiplrin: dans son caractère diplomatique pur sir \\ . A 'Court. Les ministres du parti constitutionnel avaient donné leur démission au mois de jtiin ; le roi Ferdinand avait repris
gré, et il ouvrit en personne le parlement de 181-t , le 13 juillet, par un discours conciliant qui témoignait tout lo respect du roi pour In constitution de 1812, priait le parlement de la compléter dans ses détails, et
qui, depuis cette épnquc, n'infliièmit en rien sur le sort de lu Sicile, iiuiis averti n m s que le |>arlement fut dissous quelques jours après son ouverture dans l'espoir qu'on eu trouverait un antre plus disposé à recevoir la loi de Sa Majesté. Les menées du ministère ne réussirent pasà cela, parce que ses associés démocrates
pouvoir. Le ministère pourtant lit l'essai de la nouvelle chambre en octobre 181-1; et ayant obtenu à grand'peine le vuto liu budget, il proclama la fin tlo la session bu mois di' niai lïSI"., -ans approuver aucune, des excellentes lois d'administration que compila ce parlement bien intentionné, mais ressentant toujours les rancunes de 181 3, qui le divisaient et le mettaient au-dessous do sa difficile mission, c'csl-à-diro do sauver la liberté de la Sicile au milieu des restaurations qui s'accomplissaient partout sous ses yeux. Immédiatement après la dissolution du parlement, le rui Ferdinand partit pour Messine, et de là pour le royaume de Nazies, envahi di'jA par les Autrichiens. Les conseillers napolitains proposèrent alors pour la Sicile une nouvelle char lo plus commode pour le roi que le statut de ; mais bientùt ils laisseront tomber leur projet, s'apereevaul qu'on pouvait s'en tirer même à meilleur marché.