‹ La simplification de l'orthographeChapitre 4 sur 17 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

à un Jean -Jacques Rousseau, nous avons obtenu qu'elle fût traitée en pouvoir souverain au delà de nos frontières. En même temps que notre pétition, elle en recevra une autre signée par les principaux professeurs de Genève, de Lausanne et de Neufchâtel, par ceux de Bruxelles, de Liège et de Gand. C'est encore une jouissance, croyez-le bien, que cette parfaite entente avec des étrangers qui sont nos frères de langue. Que vont-ils obtenir de l'Académie, et qu'allons-nous obtenir avec eux? Je ne sais encore, mais avoir demandé ensemble est déjà quelque chose :

Gela même est un fruit que je goûte aujourd'hui.

Vous voyez que, si nous nous sommes donné de la peine, nous en avons trouvé la récompense. Nous devons cette première satisfaction, pour une bonne part, au Journal des Débats, qui, dès le début, et avant même que la pétition fût lancée, a accueilli toutes nos communications avec un parfait libéralisme. En vous remerciant, j'aurais à remercier aussi non seulement le véritable initiateur de notre campagne, le fondateur de la Société de réforme orthographique, mon chaleureux et vaillant ami Paul Passy, qui est venu m'offrir la moitié de ses attributions, mon lot devant être la direction et le sien les corvées; non seulement notre cher précurseur, M. Francisque Sarcey, qui a bien voulu être un de nos fidèles champions, mais encore chacun des amis, connus ou inconnus, qui nous ont donné, sans

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