FORME MANIAQUE
Résumé symptomatique de la manie. — Le type de manie que l'on rencontre ordinairement dans la simulation, les observations que j'ai rapportées en font foi, est celui de la manie avec agitation; c'est donc, d'après lui, que nous tracerons les grandes lignes du tableau clinique de cette forme d'aliénation mentale*
Le regard du maniaque agité est vif, brillant et parfois Mairet; Simulation de la folie.. 11
un peu égaré, la physionomie est mobile, la face animée, la tenue laisse beaucoup à désirer, les vêtements sont en désordre, souvent déchirés et, s'il s'agit d'une femme, ses cheveux défaits tombent sur ses épaules.
Il ne peut rester en repos, il va, vient, court, saute, danse, grimpe de ci et de là, renverse ce qui se trouve à sa portée ou le jette, le brise, le déchire, tout cela dans un besoin de mouvement, en apparence désordonné, mais ayant pour but de satisfaire quelque idée ou quelque sentiment.
Il parle constamment, ou mieux, il s'échappe de sa bouche un flot de paroles ; suivant les degrés de l'agitation, les mots succèdent aux mots, les lambeaux de phrases aux lambeaux de phrases, les phrases à d'autres phrases et cela avec une telle rapidité que tout paraît incohérent. Mais écoutez-le et vous verrez que cette logorrhée s'explique ; elle est en rapport avec les idées qui se pressent dans le cerveau et qui s'y succèdent d'autant plus rapidement que l'agitation psychique est plus grande. Il arrive de ce fait que le maniaque agité n'a pas le temps de développer complètement une idée qu'une autre vient prendre sa place, qu'une troisième chasse la deuxième, etc., et, comme il a besoin d'exprimer chacune d'elles, comme il a le besoin de se mouvoir, il ne peut les rendre complètement, d'où la rapidité et le décousu de ses paroles. Trop souvent, il ne se contente pas de parler, mais il crie, chante, etc.
A la merci d'idées qui ne font que traverser son cerveau, le maniaque agité ne peut être fixé dans son attention ou ne l'est que très difficilement et d'une manière toute passagère. De plus, absorbé par son délire, il a assez de le vivre et reste indifférent à ce qui passe autour de lui; il est, en outre, un véritable réflexe.
Cette agitation persiste le jour et la nuit, si bien que le malheureux ne dort pas ou dort très peu, et elle peut ainsi durer des jours et des jours avec une continuité désespérante ou avec des rémissions incomplètes. Au bout d'un certain temps, elle s'atténue et quand la maladie doit guérir elle disparaît progressivement.
Au milieu de ces idées, au milieu des sentiments divers qui s'entrechoquent dans le cerveau du maniaque, on peut ne trouver aucune idée, aucun sentiment prédominant ; dans certains cas cependant il en va différemment, c'est la gaieté, c'est la colère, c'est l'orgueil, ce sont des idées, surtout des idées de persécutions ou de grandeur, qui se font plus particulièrement jour, et la manie prend ainsi une certaine teinte, une certaine direction. Mais, qu'on le remarque, ces sentiments, ces idées sont étroitement unis à l'ensemble de la maladie, ils font corps avec elle, ils n'en sont qu'une des facultés et ne constituent pas un tout par eux-mêmes. Parfois, on peut constater des hallucinations.
L'agitation psychique et psycho-motrice se retrouve aussi dans la sphère sensorielle et dans la sphère organique. Je ne dirai rien de ce qui se rattache à la première. Pour ce qui concerne la seconde, je dirai seulement que les échanges sont augmentés, que la vitalité est activée, ce qui explique que, malgré les dépenses considérables de forces qu'il fait, le maniaque puisse résister comme il résiste, à la condition qu'il se nourrisse convenablement. Dans beaucoup de cas, il faut avoir soin de l'alimenter, car il lui arrive de ne pas même avoir la patience de manger.
Au milieu de cette agitation, ce qui me frappe, c'est l'état de la circulation qui reste ordinairement calme, à peine si le pouls bat un peu plus vite que la normale et si la face est plus colorée.
Dans la manie avec fureur les troubles précédents s'exagèrent encore ; le regard porte les traces de l'égarement ; la circulation s'active, la figure devient rouge et on rencontre volontiers quelques contorsions des membres et de la face.
Ombres portées par la simulation au tableau clinique de la manie.. — On comprend combien doit être difficile la simulation d'un semblable état et on ne s'étonnera pas qu'elle se marque par des ombres au tableau précédent.
Ces ombres sont diverses ; les faits me les montrent pouvoir porter sur l'expression de la physionomie, la tenue, la modalité des mouvements, c'est-à-dire sur l'habitude extérieure ; sur l'attention, sur l'agitation, sur le sommeil, sur la circulation, la coordination des symptômes, sur les caractères de certaines réponses et de certains actes qui sont atypiques. Fixons-les dans une rapide revue.
Habitude extérieure. — C'est le regard qui n'est pas celui du maniaque. « Je ne voyais, dit Pinel, à propos d'un malade simulant la manie, ni ces regards brillants, ni cette rougeur des pommettes, ni cet air égaré que manifestent les aliénés durant leur excitation nerveuse » (i).
C'est, comme chez Armand — simulateur maniaque étudié avec soin par Billod (2), et à l'observation
(1) Pinel. Traité de la manie, lre édition.
(2) Ami. méd. psychol., 1868, t. XII, p. 53.
duquel nous ferons de larges emprunts dans ce qui va suivre — un regard évitant de se fixer sur l'interlocuteur et une physionomie empreinte d'une véritable énergie brutale et dont l'égarement paraît trahir l'effort et n'avoir rien de réel et de spontané. C'est, comme chez Baptistin, un vire niais qui n'a rien à faire avec l'excitation maniaque.
C'est une physionomie indiquant une préoccupation autre que celle du délire. D..., au plus fort de son excitation, trahit une certaine expression attentive aux remarques faites ; se sachant observé par le judas de sa cellule, il jette de côté un regard intelligent. On trouve semblable particularité indiquée dans plusieurs observations.
Tenue. — J'ai dit ce qu'était le débraillé de la tenue du maniaque agité, celle du simulateur peut lui ressembler, mais souvent elle est toute autre. «La forme et le degré d'excitation que présentait Armand excluaient, dit Billod, si elle n'eût été volontaire, certainssoinsde sa personne, qu'il n'ajamais cessé de prendre. Il s'est toujours, en effet, habillé et déshabillé seul, a constamment fait son lit, a toujours gouverné ses excrétions et n'a commis dans sa cellule aucun acte de désordre, sauf un dont je parlerai tout à l'heure et qui, par ses caractères, plaide en faveur de la simulation ».De même Baptistin, malgré l'agitation, a toujours eu une tenue convenable, il s'est toujours montré propre.
Modalité des mouvements . — Chezle maniaque agité,
les mouvements sont désordonnés et à large expansion, chez le simulateur, il en va volontiers différemment.
Baptistin allait et venait, arpentant la cour àlongues enjambées sur un espace de quelques mètres.
Gilbert traduit son agitation par un balancement monotone comme celui que l'on observe chez certains animaux de ménageries et par des mouvements saccadés et convulsifs du bras.
Armand, au plus fort de son agitation, avait deux mouvements spéciaux : marche rapide, en tournant ses deux mains Tune autour de l'autre, excluant le caractère de généralité qui est ordinairement le propre de l'agitation des vrais maniaques.
Attention. — Alors que l'attention du maniaque agité est très difficile, parfois même impossible à fixer, il en va différemment de celle du simulateur. Baptistin, même lorsqu'il était le plus agité, pouvait prêter attention à ce qu'on lui disait.
L'attention de D... était, elle aussi, beaucoup plus facile à fixer que celle du maniaque.
On retrouve cette manière d'être de l'attention signalée chez plusieurs simulateurs.
Expression des idées parla parole, logorrhée. — Qui a écouté pendant quelque temps un maniaque agité, qui a entendu le flot de paroles incessant, sortant de sa bouche, comprendra aisément quelles diffi" cultes le simulateur doitavoir àimitersemblable chose
et à soutenir longtemps son rôle à ce point de vue, Les mots viendront bientôt à lui manquer et il se bornera à en répéter certains. C'est ce que mettent en relief les faits. Billod nous dit que le simulateur observé par lui parlait parfois avec la rapidité et l'abondance propres aux maniaques, mais cela ne durait que quelques instants. Après une série de propos délibérés, mais dans lesquels il était impossible de reconnaître l'incohérence du vrai maniaque, il s'arrêtait bientôt, comme s'il était fatigué du rôle qu'il jouait, ou comme s'il était à court de mots. Il était évident que, pour lui, la source n'était pas, comme pour le vrai maniaque, intarrissable, et c'était certainement pour y suppléer qu'il finissait invariablement ses périodes par la répétition fréquente du même mot, rappelant ainsi ces écoliers qui, récitant une leçon, s'arrêtent de temps en temps sur un mot qu'ils répètent plusieurs fois, comme pour aider à leur mémoire.
La tâche est si rude que certains simulateurs n'osent pas l'aborder et contre tout ce qu'enseigne la clinique, gardent le mutisme ; ainsi celui observé par Campagne.
Agitation. — Si j'ai réussi à montrer ce qu'est l'agitation du maniaque, son intensité, sa persistance, on comprendra aisément quelle dépense de forces elle réclame et on ne s'étonnera pas que le simulateur cherche à diminuer cette dépense autant que possible. Pour cela, il s'y prend de diverses façons. Celui-
ci s'agite à certains moments seulement, quand il se sent observé; celui-là s'agite constamment, mais il modifie son agitation de manière à en diminuer les difficultés.
D... ne s'agite que quand il se sent observé, surtout devant les médecins ; bien plus, il s'oublie jusqu'à parler raisonnablement avec les infirmiers. Malheureusement, il est loin d'en être toujours ainsi, sinon il serait trop facile de dépister la simulation; la plupart des simulateurs jouent beaucoup mieux leur rôle et, si comme D..., ils redoublent ordinairement leur agitation en présence du médecin, ils restent agités, même quand ils ne se croient pas observés ; toutefois, dans ce dernier cas, ils modifient généralement les caractères de leur agitation.
Armand, dont l'agitation venait d'être grande en présence de Billod, ramené dans sa cellule, continuait à marcher avec vivacité, mais il ne parlait plus que pour prononcer quelques mots de loin en loin, diminuant ainsi la logorrhée, grande cause de fatigue et de contention d'esprit.
Bien plus, ils modifient dans le même but et de la même manière cette agitation, suivant qu'ils sont observés dans telle condition ou dans telle autre. Billod indique très bien ces modifications.
J'ai été frappé, dit-il, en parlant d'Armand, d'une différence dans la manière d'être de celui-ci, suivant que je l'observais dans sa cellule, à travers le judas, ou suivant qu'il était en ma présence dans la cham
ÉLÉMENTS DE DOUTE ET DE DIAGNOSTIC 16i
bre d'instruction. Cette différence peut se résumer ainsi :
« Dans la cellule, excitation plutôt agie que parlée, c'est-à-dire se traduisant plutôt par des gestes et mouvements désordonnés que par des paroles ; en ma présence excitation à la fois agie et parlée, c'està-dire caractérisée simultanément par des mouvements désordonnés et des propos incohérents, avec redoublement dans certains moments et efforts pour élever l'excitation jusqu'au degré de l'exaltation la plus violente Les mouvements consistent dans une déambulation rapide et dans une circumduction saccadée des deux mains l'une autour de l'autre».
Sommeil. — Donc, le simulateur cherche, par divers procédés, à diminuer la fatigue due à l'agitation, mais c'est surtout au sommeil qu'il demande la réparation de ses forces. Certes, on rencontre bien quelques observations dans lesquelles l'insomnie est indiquée, ainsi chez le simulateur de Campagne, mais les cas de cet ordre sont l'exception ; dans la plupart, il est noté expressément que les nuits sont bonnes, même le plus souvent que le sommeil est profond.
Le simulateur de Fallot faisait le fou dans le jour, mais passait ses nuits dans un sommeil profond, ainsi celui de Pinel, ainsi Baptistin, etc., etc.
Parfois, la fatigue est telle, que le simulateur vaincu par elle s'endort même le jour, ainsi un des simulateurs d'iNGEGNiEROS. Bien que cet homme dormît
la nuit d'un profond sommeil, il dormait encore le jour.
C'est que la résistance du simulateur est beaucoup moins grande que celle du maniaque; souvent, au bout de deux ou trois jours d'agitation, il est tellement épuisé qu'il est obligé de cesser celle-ci Après deux jours et trois nuits d'agitation, R... était tellement fatigué qu'il s'endormit d'un sommeil profond et ne se réveilla que quinze heures après.
Circulation. — Alors que la circulation du maniaque est calme, celle du simulateur est dans un état d'excitation en rapport avec les efforts qu'il fait et sa face se colore plus que celle du maniaque. C'est ce que note très bien Campagne quand il dit que M... (obs. II), pendant ses crises d'agitation simulée, avait le cœur qui battait avec force et la sueur qui ruisselait de son front.
Coordination des symptômes. — Lorsque dans la manie existent des idées délirantes particulières, ces idées, je l'ai dit, se fondent et forment un tout avec les autres symptômes de la maladie. Chez le simulateur il en va volontiers différemment, les idées délirantes prennent une importance telle qu'elles semblent constituer un délire à part. C'est ce qu'exprime Billod avec une grande finesse d'observation à propos d'Armand. Je cite :
« S'il avait été réel, l'état mental d'Armand aurait revêtu les caractères de l'excitation maniaque avec
délire général, prédominance d'idées de persécutions, hallucinations de l'ouïe et impulsions irrésistibles; un tel type de folie existe bien, en effet, mais, si l'on ne peut nier que la plupart de ces symptômes aient été reproduits par l'inculpé, il suffit de la moindre expérience de la pathologie mentale pour reconnaître que la marche de ces symptômes n'est pas celle qu'elle affecte naturellement.
» C'est ainsi, par exemple, que si le délire général qui caractérise l'excitation maniaque peut bien, dans quelques cas, présenter une prédominance d'idées de persécutions, ces idées n'existent alors qu'à l'état de prédominance et qu'elles s'enchaînent en tout cas, dans l'ordre des idées délirantes, de manière à ce que la concomitance des unes et des autres s'observe constamment. Or, cette concomitance n'existait pas dans le délire d'Armand et, au lieu d'entrer dans le délire général à titre de prédominance et de faire corps pour ainsi dire avec lui, le délire partiel de persécutions s'en montrait séparé et distinct. Il y avait donc chez Armand un délire partiel de persécutions alternant avec un délire général, c'est-à-dire succession d'une forme à une autre dans des conditions de marche où ces deux formes s'excluent naturellement, plutôt qu'une prédominance brochant, si l'on peut ainsi dire, sur un délire général. »
On comprend aisément qu'il en soit ainsi. Quelles difficultés, en effet, il doit y avoir àfaire marcher de pair des symptômes aussi différents, et le simulateur a assez affaire de mettre en vedette tantôt les uns,
tantôt les autres, apparaissant ainsi, suivant les moments, comme un maniaque, ou comme un persécuté ou un mégalomane à l'instar de Baptistin.
Caractères atypiques des réponses et des actes. — Réponses : L'attention du maniaque agité est si peu fixable, est si fuyante, qu'il est difficile d'obtenir de lui une réponse précise à une question posée, mais lorsqu'on en obtient une, elle n'a rien de commun avec ces réponses absurdes et incohérentes que nous avons rencontrées dans les formes atypiques. Or, il est certains simulateurs à forme maniaque qui font de semblables réponses , ainsi celui observé par Billod.
Interrogé par le juge d'instruction sur ses nom, prénoms, âge, profession, ce simulateur, qui s'appelle Armand J... et est âgé de 28 ans, répond :
«Je me nomme Anna Benoist, âgé de 43 ans, né à Rennes en 1854 ou 1855 (on était en 1866), fils de Béhi Leroy et de Marie-Jeanne Leduhic, marié avec Joséphine Gravaut (il est célibataire), vingt-quatre enfants, ne sais ni lire ni écrire».
Le simulateur à forme de manie chronique (obs. X), dont j'ai rapporté l'observation, répondait lorsqu'on lui demandait son âge : « Oui, mongénéral, je vais donner à boire au cheval ».
Ce caractère atypique des réponses plaide en faveur de la simulation ; il en est de même de certains actes.
Actes : Les actes commis par le simulateur peuvent être comparables à ceux commis par le maniaque, mais souvent il en va différemment et ils trahissent leur origine. Exemple :
Armand déchirait, mais dans ses lacérations il avait toujours le soin ^excepter les draps, couvertures et matelas de la prison; quant à ses vêtements, il les déchirait, mais le déchirage n'avait rien de désordonné comme celui du maniaque; Armand semblait préoccupé du dommage qui en résulterait pour lui et s'arrangeait de manière à ce que le raccommodage en fût facile, car les solutions existaient bien plus dans la contiguïté des morceaux que dans la continuité de l'étoffe des vêtements qui étaient plutôt décousus que déchirés.
D'autres fois, le simulateur se livre à des actes qui ne se retrouvent pas dans la manie. J'ai en vue ici certaines bizarreries, telles les suivantes :
« C'était, dit Pinel, à propos du simulateur observé par lui, à chaque visite quelque nouvelle singerie; tantôt il s'enveloppait la tête et refusait de répondre à mes questions; d'autre fois il m'accablait d'un babil incohérent et sans aucune suite ; il prenait dans d'autres temps le ton d'un inspiré et affectait les airs d'un grand personnage. Cette variété de rôle me fit connaître qu'il n'avait pas lu l'histoire de la manie, ni bien étudié le caractère de ceux qui en sont atteints. »
Gilbert plaçait plusieurs pains sous son bras, les
berçait comme un enfant au maillot, se livrant ainsi à des actes n'ayant rien de commun avec ceux auxquels se livre le maniaque.
Ce sont encore des bizarreries des actes provenant, comme dit Campagne, plutôt de leur variété que de leur nature.
Dans la manie chronique, on rencontre des incorrections semblables à celles que nous venons d'indiquer; de même dans la manie transitoire. Ainsi, chez E... (obs. IX). La logorrhée de E... n'est pas celle de la manie, de même l'agitation et la fatigue; mais ici on rencontre un symptôme nouveau. Dans la manie revenant par accès, chaque accès ressemble au précédent par sa symptomatologie; il n'en a pas été ainsi chezE. . Nous retrouverons ces différents points, à propos du diagnostic.
Telles sont les principales ombres portées par la simulation au tableau de la manie que nous montre l'observation clinique. Sont-elles les seules qu'on puisse rencontrer ? Elles se multiplieront certainement, mais pour le moment, ce sont les seules que j'ai trouvées indiquées.
Plus ou moins nombreuses, chez un même individu, elles sont aussi plus ou moins marquées. Parfois simplement estompées, elles consistent en des particularités plus faciles à sentir qu'à formuler, et il faut, pour les apercevoir, une grande habitude des aliénés.