Paris, 1823, t. ÏV, p
manquait aucune occasion de s'en plaindre, aurait évidemment exploité avec soin ce petit scandale, s'il l'avait connu; il ne se serait pas fait faute d'en informer le maître. Et d'autre part, comment croire que sa malveillance eût pu Tignorer, s'il avait eu lieu réellement, alors que l'opinion romaine y aurait prêté assez d'attention, d'après le Mémorialy pour s'en occuper encore plusieurs années après, et quand lui, ambassadeur de France, était en relations nécessaires avec le cardinal-gouvernant, premier témoin et principale victime de cette prétendue incartade de mauvais goût.
11 faut donc mettre l'histoire au nombre de ces bruits, sans fondement comme sans origine authentique, dont on ne sait comment ils sont nés, ou qui ont tellement grossi, en passant de bouche en bouche, qu'ils ont fini par acquérir de Timportance, quand au début et en réalité ils n'étaient rien.
Ce n'est vraiment pas avec de pareilles armes qu'on devrait faire la guerre aux sentiments chrétiens de Chateaubriand.
N'oublions pas qu'au point de vue de la foi il y a deux hommes en lui : celui de V Essai historique^ et celui du Génie du Chynstianisme. Le premier est mort quand est né le second, et il n'a point ressuscité.