‹ La sincérité religieuse de ChateaubriandChapitre 104 sur 185 · Ihid., IV, liv. III, chap. vi · texte numérisé non relu

Ihid., IV, liv. III, chap. vi

Religion des missionnaires et la France, leur patrie, car la plupart étaient Français. Pour savoir d'où ils étaient venus, les sauvages n'avaient pas besoin de leur demander leur origine. Il leur suffisait de voir leur attitude dans les supplices; ils reconnaissaient à l'intrépidité la chaiî^ blanche de Québec^.

Gingucné n'a pas pu se défendre de louer ce livre des Missions; il le déclare « un des plus intéressants de Touvrage ». Sa philosophie fait des réserves sans doute sur les intentions des missionnaires, à son gré trop chrétiennes; mais il n'est pas moins obligé de s'incliner avec respect devant les actes héroïques qu'elles inspirent : il rend justice tout ensemble à l'historien et aux héros. « L'auteur admire de bonne foi, dit-il, des sacrifices el des actes de dévouement admirables, en effet, quel qu'en fût le motif-. »

Et quel bien ce dévouement magnifique a fait à l'humanité, depuis Jésus-Christ, même en dehors de l'ordre moral! Le paganisme, dit Chateaubriand, se débarrassait des pauvres par l'esclavage. Quand le Christianisme eut pris pied sur la terre, tout changea, et le monde vit un spectacle nouveau : « Les œuvres de miséricorde n'eurent plus de retenue ; il y eut comme un débordement de la charité sur les misérables^. » Dans cette lente et confuse

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