Génie du Christianisme ^ IV, liv. III, chap. vi
Réguliers et séculiers, tous ont servi la cause même de Thumanité. « Partout la civilisation a marché sur les pas de TÉvangile, au contraire des religions de Mahomet, de Brama et de Confucius, qui ont borné les progrès de la société et forcé rhomme à vieillir dans son enfance ^ »
Chateaubriand fait un tableau enthousiaste de tout ce qui a été créé, sous l'influence directe de rÉglise, pour Tinstruction du genre humain : écoles primaires où d'humbles frères « s'obligeaient à montrer, par charité, à lire, à écrire au petit peuple, en commençant par FA, B, C, », collèges pour l'enseignement secondaire de la jeunesse, universités d'oîi la lumière se répandait au loin, toutes établies par des princes religieux, ou par des évoques, ou par des prêtres, même cette fameuse université de Paris, dont « l'origine remontait jusqu'à Charlemagne, jusqu'à ces temps où, luttant seul contre la barbarie, le moine Alcuin voulait faire de la France une Athènes chrétienne'^ ».
Le christianisme a enseigné à nos pères «jusqu'à l'art de se nourrir 3. » C'est au clergé, séculier et régulier, qu'il faut attribuer le renouvellement de l'agriculture en Occident ; c'est lui qui a fertilisé l'Europe sauvage et qui l'a civilisée. Beaucoup de villages sont nés autour des monastères, et c'est à
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