‹ La sincérité religieuse de ChateaubriandChapitre 107 sur 185 · Ibid., IV, liv. VI, chap. vu · texte numérisé non relu

Ibid., IV, liv. VI, chap. vu

des évêques ou à des moines que nos vieilles cités doivent les plus beaux de leurs monuments *.

On sait que la Décade philosophique se montra fort injuste envers le Génie du Christianis7ne quand il parut. Mais, tout en niant les conséquences qui y sont tirées, en faveur de la Religion, du bien immense que firent à la société du moyen âge ceux qui parlaient et agissaient en son nom, elle ne songe pas à le mettre en doute. Elle convient « des services dont les progrès de l'agriculture, la multiplicité des hameaux, Tembellissement des villes, sont redevables aux ordres religieux. Le bien que quelques papes ont fait aux lettres et aux arts, ditelle, est incontestable ». Bref « l'histoire et la philosophie ont reconnu les grands services rendus au genre humain par la religion chrétienne ». En particulier, « l'influence que le christianisme a exercée sur la civilisation et sur la législation ne peut être méconnue ^ ».

Ce dernier point est à remarquer. Chateaubriand Ta mis en relief. Il soutient que dans les lois civiles et dans les lois criminelles, dans la politique et le gouvernement, l'action de l'Église a été aussi heureuse que profonde.

Il répète et commente les paroles de Montesquieu : « Nous devons au christianisme, et dans le gouvernement un certain droit politique, et dans la guerre

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