‹ La sincérité religieuse de ChateaubriandChapitre 127 sur 185 · Éludes historiques^ Préface, pp. 81 et suiv · texte numérisé non relu

Éludes historiques^ Préface, pp. 81 et suiv

montrer dans les monuments catholiques qu'elle a envahis ; elle y est mesquine et honteuse. Ces hauts portiques demandent un clergé nombreux, la pompe des solennités, les chants, les tableaux, les ornements, les voiles de soie, les draperies, les dentelles, Targent, Tor, les lampes, les tleurs et Tencens des autels. Le protestantisme aura beau dire qu'il est retourné au christianisme primitif, les églises gothiques lui répondent qu'il a renié ses pères : les chrétiens, architectes de ces merveilles, étaient autres que les enfants de Luther et de Calvin*. »

Pour lui, il n'y avait pas d'autre religion que le Christianisme, divin à ses yeux comme son fondateur, et pas d'autre véritable christianisme que celui de l'Eglise catholique, unique héritière des apôtres et de Jésus-Christ. Et la vérité étant seule féconde, c'est en elle qu'il plaçait aussi l'unique espoir de salut qu'ait encore le monde. Il ne trouvait « de solution à l'avenir, on s'en souvient, que dans le Christianisme et le Christianisme catholique-. »

Après cela, il ne peut paraître étonnant que, unissant dans son cœur Tamour de la Religion et celui de son pays, il ait apprécié, comme il convient, « le bonheur d'être catholique et l'honneur d'être Français ». C'est le mot qu'il disait un jour à l'oreille de son secrétaire d'ambassade, pendant une séance du parlement d'Angleterre, à laquelle il assistait avec lui ^.

Il pensait donc de même sur le protestantisme,

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