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préparé son enfant avec tout le soin qu'il eût fallu, dans une pareille circonstance, si sérieuse et si solennelle ; et, songeant à certains souvenirs qui le gênaient apparemment, mais sans pouvoir arrêter sur ses lèvres les paroles qu'y faisait monter sa religion, il ajoutait :
« Voilà ce que vous avez gagné à raconter cela à un Père de l'Eglise, très indigne sans doute, mais toujours de bonne foi, faisant d'énormes fautes, mais sachant qu'il fait mal et se repentant éternellement ^ »
Tout le monde sait de quels soins dévoués, de quel zèle religieux il entoura à Rome les derniers moments de M""' de Beaumont. Ceux qui étaient le plus disposés à incriminer ses sentiments et à calomnier sa conduite firent céder leurs préventions et lui rendirent justice. Joubert le constate avec bonheur^.
Consumée à petit feu depuis plusieurs années par une phtisie implacable, M"' de Beaumont n'élait arrivée à Rome que pour mourir. Rulhières avait gravé pour elle un cachet, portant un chêne avec cette devise : « Un souffle m'agite et rien ne m'ébranle ». Le mot et l'image convenaient bien, a-t-on dit, à cette âme tendre et forte, à la fois si sensible et si énergique. Ce qu'il y a de certain, c'est que son corps n'avait rien du chêne. C'était une plante délicate et fragile, dont le premier coup