Ibid.,i. II, p
En aucun temps, depuis sa conversion, il n'a oublié ce doux commerce de prières entre les morts et ceux des vivants qu'ils ont aimés. Il écrivait de Jérusalem, en 1806 :
« Nous arrivâmes à midi vingt-deux minutes au monastère des Pères latins... Les religieux se mirent à chanter dans l'église du monastère. Je demandai la cause de ces chants, et j'appris que Ton célébrait la fête du patron de l'ordre. Je me souvins alors que nous étions au 4 octobre, jour de la Saint-François et de ma fête. Je courus au chœur et j'offris des vœux pour le repos de celle qui m'avait autrefois donné la vie à pareil jour : Paries liberos in dolore^. Je regarde comme un bonheur que ma première prière à Jérusalem n'ait pas été pour moi. »
Plus d'un quart de siècle après, en 1833, passant dans un village d'Allemagne, il entrait dans l'église, et aussitôt, comme si telle était sa filiale et pieuse habitude, il y priait à genoux « pour le repos de l'âme de sa mère : servitudes d'immortalité imposées aux âmes chrétiennes dans leur mutuelle tendresse^ ».
En revanche, il appelait l'amour de sa mère à son aide dans l'amertume de ses afflictions et surtout
1. Tu enfanteras dans la douleur. Il cite de mémoire, quoique très exactement pour le fond. Voici le texte littéral de la Vulgate : In dolore pariest fiiios (Gen., III, 16).