‹ La sincérité religieuse de ChateaubriandChapitre 174 sur 185 · Cf. Pailhès, M- de Chateavbriand, p · texte numérisé non relu

Cf. Pailhès, M- de Chateavbriand, p

désignait son mari. Or ce jour-là n'était pas un dimanche. C'est une preuvQ que, même alors, malgré les tentations troublantes auxquelles Texposaient sa nature et son âge, Chateaubriand ne se contentait pas de fréquenter l'église, quand une obligation rigoureuse ïy appelait; il croyait devoir aller, sur ce point, au-delà des strictes exigences de son devoir.

En 1829, ambassadeur à Rome, il prend part à la cérémonie des Cendres chez des religieux, et, s'il en parle à M"' Récamier, c'est en passant, comme d'une chose toute naturelle, et seulement pour lui communiquer les réflexions qu'il a faites sur les rêves ambitieux du pouvoir, au chant monotone de ces moines, cachés loin des yeux du monde dans le paisible silence de leur solitude ^

Il était exactement fidèle aux austérités que l'Eglise impose. Nous le voyons par la correspondance la plus reculée de M""' de Chateaubriand, qui, écrivant à des amis, leurs voisins, un vendredi, les prie de venir faire maigre avec eux, en famille.

Plus tard, dans la dernière partie de sa vie, il poussa le respect de ces lois au-delà même de ce que lui demandait sa conscience et parfois de ce que lui permettait sa santé.

On va en juger par cette lettre de Victor de Laprade, que le destinataire a bien voulu nous com-

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