‹ La sincérité religieuse de ChateaubriandChapitre 24 sur 185 · Mémoires (T outre- tombe ^ 1. 1, p · texte numérisé non relu

Mémoires (T outre- tombe ^ 1. 1, p

4Sf SAINTE-BEUVE ET CHATEAUBRIAND

selon son penchant, qu'on nous a trompés dans Tun et l'autre ^

C'est vraiment un système, et il frappera quiconque prendra la peine d'y regarder, car il est appliqué sans cesse. Parlant de La Harpe, longtemps incrédule, Chateaubriand dit qu'il eut le bonheur que sa droiture méritait : il se convertit dans ses dernières années et mourut chrétiennement, ce qui est la grande affaire. L'écrivain appelle cela d'un mot que tout chrétien trouvera juste : Ne pas manquer sa fin'^.

Qu'on lise maintenant le commentaire ! L'expression « lui échappe... c'est bien cela, il n'a pas manqué la belle scène du cinquième acte. — La vie pour lui est une œuvre d'art, une pièce de théâtre» tragédien^ ! »

On voit que le critique s'indigne : il monte jus^ qu'à l'apostrophe! C'est un sujet où elle lui vient aisément! Ne s'écrie-t-il pas ailleurs, comme s'il ne remarquait pas la gravité de l'injure? « éternelle duplicité et triplicité du cœur humain^! »

Or, veut-on savoir d'où vient cette explosion? Le voici : il cite des Mémoires inédits^ à l'égard desquels il convient d'être en défiance, nous l'avons dit et nous montrerons pourquoi. D'après ce téraoi-

1. Voici le texte exactement ; « De sorte qu'en nous disant plus qu'il n'en faut pour détruire son idéal du Génie du Christianisme, il ne nous donne pas pour cela le réel : nous n'avons le vrai d'aucun côté. » Chateaubriand et son groupe^ t. I, p. 316, en note.

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