‹ La sincérité religieuse de ChateaubriandChapitre 30 sur 185 · Chateaubriand et son groupe^ t. II, p · texte numérisé non relu

Chateaubriand et son groupe^ t. II, p

2. Ibid.y t. I, p. 230, en note. — Sainte-Beuve ne peut ignorer que c'est là l'assertion d'un ennemi, et qu'elle ne saurait tenir contre l'évidence des faits.

3. Chateaubriand et son groupe^ t. II, p. 424-425, dans les Appendices.

Ceci était écrit à propos des Mémoires d'outretombe aux environs de 1850.

Or justement, vers cette époque, en 1852, paraissait en France, un ouvrage intitulé les Intérêts catholiques au xix* siècle, 11 était signé d'un français, et qui devait bien connaître Thistoire religieuse de son temps, surtout dans son propre pays, puisqu'il y avait été mêlé sans cesse. Étudiant le dernier demisiècle écoulé, M. de Montalembert célébrait comme un triomphe le progrès sensible de Tidée chrétienne dans le monde, et spécialement parmi nous.

S'il fallait citer quelqu'un sur ce sujet, peut-être était-il mieux désigné qu'un diplomate allemand, survivant attardé du xviu* siècle ^

. Le fait éclatant dont il rendait témoignage frappait d'ailleurs tous les regards, en France du moins. Pour se donner le plaisir de présenter à ses lecteurs une assertion contraire, Sainte-Beuve a dû aller chercher un témoin à l'étranger. Mais Topinion des Français demeure établie; elle n'a pas varié, il est facile de s'en convaincre.

Ainsi, en 1857, M. Villemain écrivait que Tinfluence de Chateaubriand a laissé son empreinte « sur presque tous les talents de notre siècle, et que par là même elle a pénétré dans l'esprit du siècle 2 ».

On voit qu'il faisait remonter au Génie du Chjns-

1. Le comte de Ficquelmont était né en Lorraine, en 1777. Mais il entra, dés 1793, au service de rAutriche, prit part à toutes les campagnes contre la France, et servit sa nouvelle patrie, jusqu'à sa mort (1857).

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