‹ La sincérité religieuse de ChateaubriandChapitre 31 sur 185 · Tribune moderne^ ChateaubHand, 1857, p · texte numérisé non relu

Tribune moderne^ ChateaubHand, 1857, p

tianisyne Thonneur du changement survenu dans les idées à Tégard de la Religion.

Quatre ans après, M. de Loménie disait à son tour : « Le respect, non seulement des croyances religieuses, mais des cérémonies et des formes par lesquelles se manifeste le sentiment religieux, a gagné môme les plus sceptiques et fait en quelque sorte partie de la tenue d'un homme bien élevé. »

L'auteur rappelait « ce ton d'écolier ricaneur et insolent qui, malgré l'influence de Rousseau, était, au xv!!!** siècle, le signe caractéristique et essentiel du bel esprit», tandis que « il classe au-jourd'hui un écrivain parmi les bohèmes»; et il ajoutait qu'en même temps que l'attitude des adversaires s'était transformée le sentiment religieux lui-même avait pris plus d'empire chez les croyants et s'affirmait avec plus de courage dans les actes comme dans les discours ^

Plus près de nous, un philosophe qui a tenté des excursions heureuses en littérature, M. Paul Janet, a fait remarquer avec désintéressement que, dégénéré dans le dernier siècle, le Christianisme était remonté dans le nôtre plus haut que jamais. L'Église a beaucoup gagné : « Les moeurs y sont plus pures ; la charité plus puissante; la science y jette un plus vif éclat, la foi y est entière : elle a retrouvé une jeunesse nouvelle-. »

Revenant plus loin sur cette idée, l'écrivain montre les progrès que les doctrines catholiques ont accomplis, au-delà même du cercle des fidèles,

Page 1