‹ La sincérité religieuse de ChateaubriandChapitre 33 sur 185 · Ibid., t. II, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. II, p

s'était promis de le continuer. Ses familiers le savaient bien^

Aussi défendait-il volontiers les survivants du parti philosophique, que Chateaubriand rencontra sur son chemin et qu'il jugea sans bienveillance, en homme qui condamnait leur œuvre et tentait de relever ce qu'ils avaient abattu. C'est qu'il se retrouve dans ces hommes du xviu* siècle, que la mort a oubliés dans le nôtre. En somme, adversaire de la sincérité religieuse de Chateaubriand, il ne fait que reprendre leur thèse, quoiqu'il la soutienne d'une autre manière et avec un autre talent. Il est resté toujours l'ami de ces écrivains de la Décade^ « de qui M. Cousin me disait un jour avec son beau geste de hiérophante », raconte M. de Pontmartin : « Affirmez hardiment que c'étaient « de bien pauvres sires. » hcole à la fois stérile et funeste, comparable à la carcasse d'un feu d'artifice surpris par un orage ^. »

Voilà en quelle compagnie Sainte-Beuve eût désiré voir Chateaubriand ! Chateaubriand restant le disciple de ceux en qui il avait en effet commencé par saluer des maîtres, les dépassant par les facultés et la renommée, défendant leurs idées avec un éclat qui n'aurait pu qu'en développer l'empire, c'est là ce qu'il aurait voulu, voilà son rêve! L'aveu lui en est échappé, un aveu net et catégorique, qui ne peut laisser aucune place au doute. Qu'on, en juge plutôt !

11 a consacré plusieurs pages de ce qu'il appelle

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