‹ La sincérité religieuse de ChateaubriandChapitre 6 sur 185 · Chateaubriand et son groupe^ t. I, p. 124, en note · texte numérisé non relu

Chateaubriand et son groupe^ t. I, p. 124, en note

verra comment, un peu plus lard, — quand il a entrepris enfin le Génie du Chris tiainsme^ il n'a point obéi à un sentiment sincère? Les notes répondent non; quant au texte, il exprime justement l'avis contraire. Si on l'eu croit, le sentiment qui animait alors Chateaubriand allait même jusqu'à Texaltatîon. « Mais la sincérité de cette exaltation ne saurait être mise en doute un moments »

On sait qu'ici encore Topinion s'est rangée du côté des notes. L'auteur n'a pas été écouté, c'est l'annotateur que l'on a cru. Il en est résulté que Chateaubriand passe, auprès de beaucoup, pour avoir manqué de conviction à peu près en tout, mais particulièrement en religion. Bref, à parler sans détour et sans image, ce n'est qu'un grand hypocrite, qui, pour employer son talent et soigner sa renommée, prêcha aux autres ce qu'il ne croyait pas lui-même.

Telle est l'accusation que Sainte-Beuve porte contre sa mémoire. Naturellement il ne l'exprime pas dans ces termes, dont la brutalité aurait révolté le public et blessé son propre goût. Mais qu'importe l'expression, si l'idée est la même absolument?

Cette idée, qu'on ne saurait émettre évidemment sans de graves raisons qui l'autorisent, comment le critique la soutient-il? Quelles sont les bases où il lappuie ? Quelle est enfin sa méthode ?

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