‹ La sincérité religieuse de ChateaubriandChapitre 62 sur 185 · ôirf,, 11* partie, chap. xxxii; p · texte numérisé non relu

ôirf,, 11* partie, chap. xxxii; p

Il ne condamne pas moins tous ceux qui, de son temps, se réclamaient du nom de philosophes.

On sait qu'en plusieurs passages il expose leurs idées avec complaisance, comme s'il les tenait pour ses maîtres ; et pourtant, si peu de bien qu'il ait dit de la vieille philosophie des Grecs, il met celle de son siècle bien au-dessous, car elle s'appuie, dit-il, sur l'athéisme, au lieu que l'autre reposait tout entière sur la foi en Dieu*. Et comme il remarque que Platon et Aristote s'abstinrent d'attaquer directement la religion de la Grèce, et qu'au contraire Voltaire et d'Alembert « se déchaînèrent contre le culte de leur patrie » sans énoncer de doctrines nouvelles, il déclare les sectaires de Paris « bien plus immoraux que les sectaires d'Athènes. ^ »

Déjà, dans un chapitre précédent, il avait fait leur procès aux Encyclopédistes. A ses yeux, qu'est-ce que Diderot? Un athée, qui n'a que de mauvaises raisons pour justifier son athéisme. « Voltaire n'entendait rien en métaphysique : il rit, fait de beaux vers et doute de l'immortalité. Ceux qui se rapprochent encore plus de nous ne sont guère plus forts en raisonnement. Helvétius a écrit des livres d'enfant, remplis de sophismes que le moindre grimaud de collège pourrait réfuter. »

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