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étaient généralement instruits et charitables, qu'ils connaissaient mieux Tétat de Topinion que les grands parce qu'ils vivaient davantage avec le peuple* ». Et pour les curés des paroisses, il les vénère et les admire. Il va jusqu'à déclarer que « la simplicité du cœur, la sainteté de la vie, la pauvreté évangélique, la charité céleste, en faisaient la partie la plus respectable de la nation » .
« J'en ai connu quelques-uns», ajoute-t-il, « qui semblaient moins des hommes que des esprits bienfaisants, descendus sur la terre pour soulager les maux de l'humanité. Souvent ils se dépouillèrent de leurs vêtements pour en couvrir la nudité de leurs semblables ; souvent ils se refusèrent la vie même pour nourrir les nécessiteux. Qui oserait reprocher à de tels hommes quelque sévérité d'opinion 2? »
Nous voyons ici, en pleine lumière, la double influence à laquelle le jeune écrivain obéit. D'une part, les préjugés hostiles à l'c^glise, dont l'ont abondamment pourvu ses fréquentations et ses lectures ; d'autre part, ses sympathies personnelles, fondées sur ses propres souvenirs. Il lui arrive ce qui est arrivé à beaucoup d'autres : il répète de confiance les bruits malveillants de l'opinion contre
1. Dans le Génie du Christianisme^ il devait écrire plus tard (IV* partie, livre III, ch. 11) : « Aucune classe d'hommes n'a plus honoré l'humanité que celle des évéques, et l'on ne pourrait trouver ailleurs plus de vertus, de grandeur et de génie. »