Ibid., t. I, p
génie revenu à la dérobée, et comme en passant, « au milieu de ses folies* ».
Bref, il se fait une guerre sans merci aussi bien •que sans trêve. Et, comme si ce n'était pas assez de rejeter, en détail, chacune des idées inexactes de son livre, il rétracte l'esprit général de scepticisme, qui paraît l'inspirer, dans une profession de foi <îatégorique, placée entête de l'édition nouvelle :
« Je crois très sincèrement; j'irais demain pour ma foi d'un pas ferme à Téchafaud.
(i Je ne démens pas une syllabe de ce que j'ai -écrit dans le Génie du Christianisme; jamais un mot n'échappera à ma bouche, une ligne à ma plume, qui soit en opposition avec les opinions religieuses que j'ai professées depuis vingt-cinq ans.
« Je suis chrétien sans ignorer mes faiblesses, sans me donner pour modèle, sans être persécuteur, inquisiteur, délateur, sans espionner mes frères, sans calomnier mes voisins.
« Je ne suis point un incrédule déguisé en <îhrétien, qui propose la religion comme un frein utile aux peuples. Je n'explique point l'Evangile au profit du despotisme, mais au profit du malheur 2.»
Cette solennelle déclaration, il la répéta textuellement, deux ans plus tard, en 1828, au début des Mélanges politiques^.
Elle est d'autant plus significative que, passé à *cette époque dans le camp des libéraux, il en voulait