‹ La situationChapitre 4 sur 12 · LOUIS BIEL · texte numérisé non relu

LOUIS BIEL

J'ai promisdo dira la gérité surg terui versation, aussi il me Gant ahorder Le point lu plus dèficus de a question de tua trou bles et parler de celui qui a été le plus en évidence et que l'on dit résumer tonte Îla sitnation.

Louis Riel & été choisi par les Métis comme leur chef. Ils sont nllés lo chercher gar la terre étrangère ; ils l'ont amené au milieu d'eux, sur les bords da Ja Saskat. :

chewan. Cette demande s'est faita par suite de l’inutilité des efforts teutés par les Métiset leurs amis pour faire recoanaîtro leurs droite, Les Métis, no comprenant pas comment on s'obetinait à les ignorer, se sont persuadés qu'ils étaient joués par ’ ceux mêmes en qui ils avaisnt mis jus- ‘ qu'alors ‘leur coufiaues, Al+ crurent que Riel étant des Jours ayant gontfert avec ceux.

- et ponr eux, mettrait plus do zhle à faire

valoir leur canse, et par cela mêmse ohtien.

drait plus de succès. Riel so rendit à" Pa. « toche, excité par les uns, sollicité par les .. autres, il crat voir l'unanimité. éntre tou, 4 tes les sections de la population, etyperseadé per cela même d’un aucedu facile, il com, menga uns agitation toujours dangereuse, surtout an milieu d'une population plus prompte À l’action qu'avide de parier,

Catte’ agitation développa de plus: en plus le mécontentement. Des menuces indiscrètes, des vantardises stupides et des cucourageiments aecret# condnisirent 18 esprits À un état d'excitation des plus déplorables,

L'a-surarce qu'on engerrait une commission ne fat point neceptée ; on aima ei-ux croire à nas rutmetr qui allais à dira qu'au lieu de leur accorder lenrs droits, 1rs antorités envoyaisnt des fera pour le chef et du plomb pour ceux qui le. protégr raient, cette conviction prodnisit le résuliat qu'on devait en attendre.

Les métis sonaûrent à la résistance et à ge défendre. Mal armés, sans innnitions, sans provisions, ils s’emparèrent des magasins qui se trouvaient dens le voisinage.

L'attaque inconsidérés faite contrn eux,"an Lac des Canards, fut uns-déciarition ‘de

errs. aire

La euité"dé ca drame san eglant occupe le Canada depnis plusienrs niois, Ce n'est

peut-être jus Le temps ds rectifi.r les nom.

breuses erreurs qu'une publicité trop häti. . ve a accamulées autour da l'histoire de cette douloureuse période. Ce qui n’est que . trop certain, c’est que des vies généreuses . ; ont été sucrifiées ; la misère et La désolation règnent au milieu d'établissements “naguère prospères. “ Des Hôtrmes respectable nbissent une

En

D JHinèoit une fois, recourez anx {moye

as “Hruatintionr.els tant. que” vous :ÿondre 19 mais Nimes pas à notre état social Jes .commotiôns qui peuvent rendre "Ja vie désagréable pour vous où poor lea antrms.

Nous sommes catholiques 3t dans nos rela- - tions sociales, uous dsvous ous ruppeier ce qu'à dit‘un hemme:illustre : ‘ que L'Eglise Catholique est la plus grande”éco.

‘ de du respect; ?’ respect pour l'autorité et . pour ceux’ qui la représentant, respect pour L: tous, .môde pour ceux qui ne comprennent pas l'obligation de ce devoir. :° :". ‘

«timents; d'intérêts, on trouve hélas! beauni coup do” divergences: Cornment oser es : pérer qua dans nn pays aussi. vaste quel nôtre, où il y À une si grn o différence ds nationalités et multiplicités . de ‘provinces, comment: espérer de pouvair nous harmo-' niser,, à moins que chacan soit prêt à fairo :: Ja part”dh.éacrifice. qui pent êtré exigée de Ini ?-Somme tont, nons devons en convenir Jr Providence nous 8 fait on sort plos heu:

. Teux que nous ne pouvions naturellement .d'atteudre.. Nr: institutions out de l'am- . plear et de -@:. .piesse ; l'atmosphère que ‘ nous rio engénéral plein de liberté.

Sas doute, M autour de nous, u’est pas … perfretions Das Tien ne s'oppote à co que . nous travaillions avec énergis à ce perf c- Honuement, pourvu que nous ne dépasions ps les limites circonscrites par le devoir.

: “La majorité ne aucun droit de nous op- . ‘| primer, aussi quoique naus ne soyons que la iuinorité; tout le monde est frappé dy la.

. position que nous avons pu‘ inons faire. Dé-

fionsSous ‘des exagérations, défions-nous

‘d'un Llement qui, à un point de vue, pour-.

raitnous flatter, mais qui certainement peut-

‘conduire. des conséquences que les vrais - 4. amis du pays'ne pourraient que déplorer.

:*, Veuillez croire que. ce que je dis ici coule + d’nne“ plume. tenué “per une main trem- ".blante d'éinotion.:” C'est pour nous, isolés

se

an: notez dans x provinces de Québec ;. c'est de Le "vous, en maintes cin nstances, que nousavons iwploré secours*et appui: €'est en.

core, sw milieu de vous, que se trouve aujourd’hui, "mon si vénérable &t si aimé collègue, Mgr Grandin ; c’est à vous. qu'il -tend-la mais, en faveur des pauvres ruinés, >: de-la” Saskatchewan, ét je sais que votre <main généredse n'est jamais fermée. : : C’est. ; vous qui'm'avez encouragé, honoré, sonte-.. ru Suu par vos sympathie quant j'ai en la dou. L": leur de traverser lea jours les plus éprouvés" ES de ma carrière. Je comprends, que vous Mar "auriez pent-être raison de me dire, . -qu'au eu" d'avoir l'air de donr leçon, je devrais m'eatin t-

‘Puisque vous von intéresstz à Manitoba

Dana,ls cercle rétréci dune famille, où | ilya “eummunauté entière d'idéve, Âe seu- :

‘amis si distingués qni nous vensient de Ja

. n'avons pas été les seuls artiseus da le

; comméG aux miennes,

dans l'extrôme Nord Ouest, que vous-lnt-.

. tremper leurs mains dans le sang des vie.

je let mme con».

Vo,

tenter de vous remercier. h

Pardonnez-moi, mes amis, si j'aitroÿ" les allures d’anc vie passée, dans l'extréi.. Nord-Onest. Je puis me taire avec. ceux qne je ne connai pas ou dont je me méfie mais ja ne puia dissinuler, quand je parle à crux que j'aime et où qui j'ai coufiance.

et au Nord.Quest, j'ai Ja certitude que ce * que je viens de dire, au lieu de vons bles.

ser, VOus ftrivera comme l'écho affaibli, mais sincère d'tue voix autorisée. "eo

‘Bonneententg n Mnriteba 7 :

L'entrée en Confédération de la provit ce de Manitoba s’est faite dans des conditious.

très alarmantes pour la paix et Je contentenant de ses habitants.

Le danger était trop imminent pour que je ne le visse pas. Socondé par le &évoûment intelligent de môn cl-rgé, appuyé par les hommes influents du. pays et par les

provinces da Québec, Dous nous sommes mis à l'œuvre, unis daus ane commuuanté d’idées et de moyens. Notre action a été come

prise, ,; Nons avons fait taire bivn des sus.

ceptibilités, étouflé bien des resentiments fermé les jeux et les oreilles à bien des

provacations, et obtenu une entente telie que les tronbles du Nord-Ouest, œite aunée, À'oht pas provoqué au milieu de notre peuple la moindre agitation 1egrettable, maigre le.

donlenr atuère qu'ils nous ont causeo.

Je dois ü la jnatice d'ajouter que nous

bonue entente. Des hommes in‘iveuis de nationalité et de croyances différentes des nôtres ont fait comme nous, ef avec nous.

ont contribué À amener un ordre de choses, ‘que psr-onné 2 'avait d'abord pu “spérer.

* AMN SISTEE

- Avant da prendre corgé de vous, encore ua mot, qui, bien sûr, ira À vos sympathiss.

Sans doute yu "il n® “nous est pas possible de rendre la vie aux morts, mais il nous esi peut.être possible. ‘: de reudrà la liberté aux prisonuiers. De.

maundons grûcs .pour tous -les prisonniers politiques, dernandons grâca pour tous les Métis que l'insurrectiou & condui: au péui.

tencier, à la prison ou à l'exil. Demandons grâce pour Jes pauvres sauvages qui ont pris. part à ce mouvement iusurrectionnel, sans

es

times du meurtre ou de l'assassinat,

Je crois pouvoir asauter qne cet acte des clémence, au lieu de provoquer des divergences d’opinions,:. rencontrera l'assenti….

ment des hommes raisonnables dé toutes les nationalités et de toutes les croyances ”

+ ALEX, Arch. de Saint- Boniface. LR St-Boniface, 7 déc, 1885, —Dn Manioës. li

DTA se LA es à

Hé

telles de races et surtout de reli.

sont ds Înstimments hien danur.

es A omantars surtent dans tn maya Bi sions d'oriines st 0e cinpainens ir Ferentei sont en palationg fnnpralibres I] en est des diiereutes uastonalites 17 jeu “comme des partis politignes. (Chacun se contente de voir les bonnes aspirations auxquelles il tend, sans tenir compte de * celles des autres ; :tont comme on fertna les ., JEUX sur ses propres défauts, pour rs quvrir démésnrement sur ceux d'antrui. | ‘# Un retonr sincère sur soi-même, finiruit "par convaincre que l’égoïsme personnel est ‘ ordinairement la-cause de l'égoïsme natioval; comme dè l’égoïsme politique. Ceci no ‘Uvent-pas dire qu'il fant s'oublier soi.même ‘ou les siens, jusqu'à ne plus ressentié. ni : essayer de frire taire l'infure, quand ‘elle ‘ nous est rodigués."" : Fo S

rt

2 - Elément Anglais ‘ 7 Puisque nous en sommes à ce sujet, je no -surpréndrai personne, en disaut que nos compatriotes fforigine anglaise, qui nous accusent de susceptibilité excessive, ngis.

L sent et écrivent souvent conime si nous © n'étions pas capables de ‘ .'. qu’on veut nous infliger. ro:

. fIlest-une. foule de Canadiens-Anglais “qui n’ont jamais vu l'Europe, et pur les.

UN

quels, le mot French fait une telle jinpres.

sion, quel ‘ffuirplay britannique” d parait complètement Par exemple, et j'en appells au bon sens anglais, les injarrs nt ‘insinnations qui ont été dites et écrites contre Jes wi-sionnaires franenis cathoti.

ques, contre la population Canadienne.

feançaixe, contre nos sodats Cinndiensfrançais à l’occasion des troubles et autres malheurs qui ont éprenvé Je pays, tont cela

. n'est-il pas d'une absurdite qui n’est égalée que par l'injustice qui. sy manifeste f 1 n’a fallu rien moins, que” les tortures ‘endurées par nos géréreux missionnaires et mêmes l’effosion du seng de detx d'entre eux, pour faire tairs les: calomnies qu’on

*“*‘leur prodignnient, en Jes accusant d'être

. gs des fanteurs de rébellion et de déloyauté,

- F K'Poartant on devrait le savoir, ces crimes ‘” sont énergiquement condamnés par la - Saïnte Eglise. Catholique, depnis' bientôt LE vingt siècle&” et. cela, nou-seulenent

2" quand ses énfents ont comme nons l’avgn-

. 2” tage da vivre sous la protection de lois-sa-

ges et équitables, mais bien encore, lors- « qu'ils ont été les martyrs de la cruaaté des "tyrans, . à - .

r°* Quant à notre origine française, elle est assez noble ponr que ceux quine la partagent pes dussent la respecter. Nous pouvons nous consoler à Îa pensée que ceux y © qui nous .vilipendent tant, ne nous-con

Te +

LE Q'At tte oe

ressentir les effronta,

À diese point. Faissus-nqus contai son par lea crinillenies et leg chantg séc fienx dansla ru, nus en loteant cent SLR ut nu LOL SES EL érnlhenrensenter tpaurepx ét ponr non, ds a ût tup Loriliett}à vquiss 1 histoire du Canada, non-reulement l'époyne héroï queldu Régime Français, mais bien aussi depuis la conquête, Nutre histoire #at toute enrichie do futs honorables pour nons ;

softs jante

ancun Anglais de Bon sens ne eut étudier?

cotta” histoir», saus voir 8a disiper au moins uns partie des préjugés que Jui etles Biens careasertt avec complaisauca. ».

Cest l'étude de cetto histoire qui dès

1847, inspitait au London Times la réflex.

ion suivante: ‘*Qni est-ce qui nous a # conservé le Canada, jusqu'à ce jour ? Ce .ftest rien de ce qui lui cst vtr de ce -* pays. Ce no sont poiut ses affinités po.

[as litiques. . Ce n'est pas la similitnde de

“rues, Ce n’est pau là communanté des ‘institutions: ‘Ce n'est pay la force des.

‘armes, c'est à l'origine française du Ca.

‘te nada que nous devons qu'il soit nôtre...

## Los habitudes ‘cont14 les -anthipathies nationales, et “Seon régime primitif de s#rjunenrse, :. de 56 Prôtres et d'habitants, | ‘w noté fidèle,

sociales ant prévalnes

5 à nous leurs réceuts MA ie Iorsque ”

‘#notre propre chair et notre propre <ang nous chaisrit du sol. ?”

.Je remercie nn ami qui nest pas d'ori.

gène française. de m'avoir communiqué cet article, je prio mes sutres aïais non frangais de vonloir beuie Hro, à

AUX Chandleonsfennonss

A mes netionaux je dirai : Soyons fi.

dèlss à notre histoire. ?”

On s'irrits de ca que non contaut d'avoir pendu Kiel en réalité, on a voulu avaut et après le pendre en effigie. Je ne cherche.

rai pas à pallier cet acte indigne.

J’ai eu bien honte, qrand à Winnipeg on a fait passer le Lieutenaut-Gouvernenr de la Province et lea géneral Middleton sous un échafuud ile fantaisie, dressé à la place d'un arc de triomphe. oc

Le règret éprouvé dans cette circonstan.

co n’a pas diminné celui que j'ai ressentie: —

quand j'ai appris qu’en maints endroits de Ja Province de Québec, ou avait dressé des échafands et des bûcher, pour ÿ simuler l'exécution d'hommes publics, dont op n'est pas obligi d'appronver tous les actef mais euxquels on doit le ruspect que comimandent les hautes positions qu'ils occupent, Oh ! nes chers compatriotes, veuillez en croire à ceux qui parmi poux pensent sérieusement ! Des actes comme ceux que, je viens d'irWnuer ne peuvent pas grandir uu peuple ur ! 7

nn

Pr ie

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