‹ La situationChapitre 5 sur 12 · PAR · texte numérisé non relu

PAR

Mgr Alexandre Taché,

Archereque de Saint-Boniface. +

em Q—

Voici venir la fin de 1885, cette anfée a fté ‘grosse d'événements pour toute Ju Puissance du Canada et en particulier pour le Nord-Ouest Canadien. Los complicetions ont êté si graves, les conséquences si multiples que malgré les nombreuses prières qui m'ont êté faites avec instances, de fairé part au public de mes idées, j'ai cru devoir garder silence jusqu’à ce jour.

A différentes reprises, des journaux ont prétendu me faire parler, mais leurs asser.

tions n'ont jamais êlé autorisées et par conséquent ne sont pas de moi. To.

Ce silence, j'aurais peut-être continué à le garder, si mon nom n'avait pas été mêlé, d'une manière aussi injuste que déloyale, au débat qui ‘a été provoqué par l'attitude

‘prise récemment dans Îa Province de.

. Québec. Malgré mon désir sincère de me

tenir à l'écart des luttes et de l'agitation, je me vois forcé de dire ce que je pense,’

4 LA SITUATION or —

puisqu'on s'obstine à me prèter des idées que je n'ai jamuis eues, des sentiments quo je répudie, ‘

Je ne suis point hommo de parti, je n'ai aucun désir de Matter, ni d'humilier qui que: ce'soit, mais jaime mon pus él je veux apporter à sa jrospérité-et à son bonheur, tout le concours dont je suis cupable ; puis, pour l'accomplissoment de ce devoir, Je sais quo s'il y a un temps pour se tire, il y à aussi un lemps pour parler, c'est le désir du hien qui me porte à rompre le silence. 7

Quant à-parlet, lout lo monde convient facilement que c’est la vérité qu'il faut dive : la vérité suns torgiversation, suns faux fuyants: c'est vette vérité telle qu'elle m'apparait, que je veux ailirmer, Je prévais que pour arriver à co but, je cours le risque de froîsser bien des susceptihilités, provuquer peutêtre des colères; j'accepte à l'avance ces tristes responsabilités, mais à la condition qu'on n'en fera peser les conséquences que sur moi persomiellement.

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