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MAUX ET DANGERS DE LA RÉRELLION

Depuis neuf mois, notre pays a éprouvé des chocs, des malheurs, des désastres, qui ont eu un violent retentissement par tout le monde, puis, faut-il le dire, ce pays que nous aimons tnt, u couru d'autres dangers qui, pour n'être jus mème soupçonnés, par le plus grand nombre, n'en ont pas été moins réels ni moins épouvantables.: Comme

peuple, nous avons subi une. Wimilintioh profonde, Comme hommes, un cri d'horrené, / s’est échappé de nos puitrineëf à l'aspect d / cruels massacres. Comme citoyens, Se avons ei À déplorer la guerre civile, la L# guerre qui à porté Le dauil et la désolation \ * dans de nombreuses familles, Un sang: :

généreux a coulé, ot, avec lui, des larmes \ abondantes. Puis l'échafand s'est dressé à pour faire ses Victimes. Les cuchots, enfer ment des citoyens d'une grande honorabilité,—, des hommes dont In vie avult été sans reproche jusqu'à ce jour. Tous ces fléaux, tous.

tes maux qui semblaiont impossibles, ik y à ©" un an, ont ou lieu, et il n'y en,& pas un 7° parmi nous qui n'ait pas eu ,;SŸ part de souffrance du milieu de‘tous ces, désastres.

Moi aussi j'ai cu ma large part abx souffrances morales qui ont été endurées, il me serait plus que difficile d'exprimer les douloureuses émotions, les crueljès angoisses, les regrets ainers que j'ui éprouvés depuis un an. Obligé, par position, de maintenir un caime apparent, que tout bantissait de ma pensée; gardant le silence lorsqu'il y aurait eu tant à dire; confiant dans un réinède qui aurait peut-être eu. son eflicacité, mais qu'il m'était impossible d'appliquer ; acceptant sans hésitation les impirescritibles-éxigonces du devoir; ne pouvant el ne voulant bannir de mon cœur Îles affectucuses sympathies .de toute mu vie! craignant à chaque | instant des complications, dont les auto rités elles-mêmes: ne srmblaient passe:

préoccuper, qui ont eté à deux doigts

hi

i © LA SITUATION

de se produire nt qui auraient entrainé le pays entier dans une ruine complète: ignorant les moyons matériels qui pourraient être mis à contribution, el u'était la clef de la situation, puisque duélques "centaines de carubines et queiquos milliers

. de cartouches pouvaient consommer notre ruine; je Le répète, j'ai souffert plus quo je ne puis Je dire! Non, le public ne saura jamais ce que j'ai enduré, ni quelles apprehensions j'ai etes.

De plus, je suis convaincu, que tout ce qui s'est produit, peut se renouveler et s'augmenter de tout ce que j'ai craint dans le temps. . Sous l'enpire de cette conviction, je viens conjurer tous les hommes sérieux qui ont à cœur le bonheur et la prospérità de notre cher Canada, de reféchir .

sur les causes qui Oit amené nos mälheurs. ‘

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