‹ La situationChapitre 8 sur 12 · EMPLOYÉS PUBLICS · texte numérisé non relu

EMPLOYÉS PUBLICS

Cette première cause le nos difficultés se lie naturellement avec une seconde. Je viens de suggérer l'idée d’homunies en oflice. Je dois, sans doute, à la justice de dire, que quelques-uns Je ces hommes étaient -

‘ qualifiés pour les l'onclians plus.ou moins

élevées auxquelles ils étaient appeles, mais, hélas ! il n’en.e pus été de même de Llous.

On a confié des emplois même importants à des ofliciers qui n'avaient aucune des qualités essentielles à l'accomplissement de leurs devoirs, Dans mon humble opinion,

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il en sera téujours ainsi tant que toutes'los nominations sc {uront exclusivement au point de vue-des partis politiques. Tout en nommant des hommes indignes, on en & écartés où laissés duns l'oubli d'autres érwinemment «aptes et cela uniquement parcequ'if y a cinq; dix on quinze ans, ils étaient des ailversaires politiques.

On se figure quelquefois que tout est bon pour-un pays nouveau, surtout parmi les Sauvages. C'est une grave crreur, II faut, au contraire plus de sens, plus de tact, plus de savoir faire, dans. un -pareil pHys,: puisque tout y est à crérr, à y organistr,

Dans une: ville populeuse, un employé public peut être toléré jusqu'à un certain Point, lors mème qu'il n'est qu'un sot ou

Un fat; ceux qui sont mieux que lui con trebalahcent tes inconvénients que seul il ferait naître. Duns le désert ou la prairie, œes{ bien autre chose. L'incapucité d'un fonctionnaire est d'autant plus saillante qu'il

estisolé, 11 n'y a point le moindre doute, que si l'on veut bieÿ gouverner le Nord-Ouest, il faut étre très particulier sur le’choix de ceux nuxquels @h conlie des emplois." Une

qualification indispensable pour. eux tous, m'est d'être polis ét sympathiques envers les uatifs et les colons.. Un bon procédé, une parole nimable,-suffisent pour éloigner ou faire taire un mécontentement. L'autorité.

a besoin d'exercer. un prestige, et c'est une

erreur profonde ‘de eroire qu'on en impose.

-par la grossièreté et l’arrogance; ces procédés au contraire, font beaucoup de mal :

et dénotent une ignorance plus grande que celle que l'on croit être l'apanage exclusif des illettrés, :

LES COILONS. ”

Une «autre cause de nos diflicuités est venue du mécontentement, des nouveaux.

colons eux-mêmes. Le gouvernement, les sociétés dg colonisation et autres ont publié à profusion des brochures plus ou moins exactes sur le pays et ses avantages. Le .

malheureux boom (lièvre do spéculation) de Manitoba a aussi saisi le Nord-Ouest dans ses étreintes, Bien des gens oùt vu dans

ce pays la terre promise aux avides de

richosses, avéc où sans travail, Attirés par ces séductions, bien des gens sont - partis pour le Nord-Quest, Le pays n'était . pas encore prêt à les recevoir en ‘nombre.

La fatigue, l'ennui, l'isolement, les contre- : temps d'autant plus sensibles qu'ils étaient imprévus, furent le résultat d'une immigra- : tion trop hätive ct commencèrent là série de déceptions, dout on voulnt faire peser toute lé responsabilité sur le gouvernement.

Les fautes vérilables firent croire aux fautes imaginaites. ‘De là, une disposition naturelle, à un mécontentement général. Pour se venger où out recours à des. procédes .

regrettables. Les plus brillantes espérances étaient déçurs: La fortune révée no venait. . pas. Les difficultés réelles et nombreuses d'un nouvel établissement, au milieu de ja ‘ solitudé, l'absence .de la famille, l'inquié- .

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tude de l'avenir, tout cola augmentait le:

malaise, Puis vinront lea gelées précoces, Où! que cos gelées ont fait de ‘mal ‘aux ouverts eL aux gouvernes:; sans le dire, on agit come si on critonait les autorites responsables, On s'indignt, on I des assemblées nombreuses et fréquentes, on.

depensa tout ce que l'on sait depenser d'é.

loquénce dans ur pays constitutionnel ; on ne voulait pus de révolte cuntre Pautorité, mais on voulait une évolution quelconque; .

- l'agitation d'abord raisonnable, prit bientôt . une autre forme On lit des suggestions plus où moins hardies ;:on savait qu'il y en avait d'autres qui parleraient moins, mats qui agiraïent plus. On ne voulait pas l'ef-.

fusion du sang, mais on désirait ardemment l'eflusion des êcus du trésor public. Onne.

pensait pus qu'en semant Le vent on récolte la ‘tempête. La chose est tellement vraie, qu'à présent que la tompète est un peu :

calmée, et quelque violente qu'elle ait été il ‘est .bon nombre de colons qui disent + Après tout, nous y avons gagné, il not faudrait quelque chusé - de semblable {ous lés dir ans, nous étions ruinés et les affaires seranimont” Aussi tout le monde est d'une loyaute à mettre au défi, celle de leurs Altesses Royales elles-mèmes,- Oh! .

- misère des bassesses humaines, il est des : geus’ qui ont. poussé à la rébellion, qui se . réjauigsent des avantages matériels qu’elle leur a procurés et qui, pour dissimuler leurjoie, sont les plus arderts à demander vengeance et à parler de loyauté, Le gouver-

. proëtiré des aVintages inatténdus. 77

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nement doit connaitre ce que je viens de dire, el it est bodque le pays entier le sache, âfin que ehacdn porte si part de res.

pousabilité, - De ee io

D'un: autre côté, qu'on ne #0 méprenné

- ps sur portée de mes asserliotis. S'il y”

+ & les colons qui ont joué ua rôle indigne en

. tout ce quia,u lieu, ee n'est qüe l'excep-

‘tion, Le grand nombre du eeux qui se sont

pans se sont ronteñtés de faire valoir”

“Jeurs réclainations: I ÿ À tôut Keu il'és-,

pérer que la confidnce renaitra et que si Les

" gelées'précocns ne ‘les- éprouvent pi trop, . le: prospérité sur’ laquelle ils-vutgpmpté :

- sera. leur paitages "Jé crois d'autañé plus

‘causes nièmes- de: nos alarmes noné-

” facilement à ce retéur dela prosperikt que . -Fexpérience me -persuade que la bonne

Providence a Loujours en réserve un dédommagement. proportionné aux malheurs dont:

elle permet.que uous soyons frappés, De.

puis quaraule ansque fe suis dans lé pays, bien. des fois les choëes n'ont paru assumer un. aspect :alärmant €t- chaque fois, les ont

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