AU MAINTIEN DES HAUTS SALAIRES
Mais si nous cherchons à appliquer la théorie de la productivité au second des faits que nous énonçons plus haut, c’est-à-dire à l’absence de proportion entre le taux élevé des salaires en 1908, et les profits patronaux qui suivent en 1907 et 1908 une courbe fortement des-
cendante, nous constatons une divergence absolue entre la théorie et le fait. II manque en effet à la pro-
ductivité de l’ouvrier un de ses éléments essentiels, à savoir la demande abondante de l’objet produit. Cette
demande s’est singulièrement ralentie, à cause de la
crise automobile. La productivité du travail a donc diminué, et les salaires auraient dû logiquement bais-
ser. Nous avons vu qu’il n’en est rien.