‹ La situation financière de la province [microforme]Chapitre 10 sur 11 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Il ressort des états et des chiffres que je viens de soumettre, que le gouvernement ne mérite pas les éloges qu’it s'adresse avec tant de complaisance et qu’il se fait décerner si proiiguemeut au sujet de l'excellence de son administration financière. Toutes ces appréciations surannées que lui offre une presse officieuse, ne sont destinées tout au plus qu’à cacher l’ineptie et l’incurie de ses opérations

Si l’on consulte sous leur vrai jour leurs propres calculs présentés,il est vrai,sous les couleursles plus attrayantes et avec toute l’ostentation possible, il est facile de constater l’inhabileté et l’imprévoyance avec lesquelles les affaires financières de la province ont été dirigées.

Je crois avoir démontré clairement combien est peu fondé leur prétendu équilibre, en face de l’état financier qu’il nous a soumis.

En e et, au lieu d’avoir amélioré la pos'tion et rétabli l’équilibre comme il le prétend, il a, au contraire, aggravé la situation par sa malheureuse administration et par une politique nullement en rapport avec les lois qui devaient être suivies dans les circonstances.

Nous sommes en présence d’un état de choses qui est bien de pature à nous alarmer, à en juger par l'exposé budgétaire qui nous est soumis.

Nous constatons en effet que l’ère des déficits considérables est enfin arrivée et que nous sommes en face d’une politique dont les suites ne peuvent que nous plonger dans une voie dangereuse, et entraîner une dépense nullement en rapport avec nos ressources, avec en outre la perspective à courte échéance d’avoir recours À de nouveaux em-

prunts pour couvrir les obligations qui vont découler de sa nouvelle

politique. Le tableau suivant indique quelle en sera la conséquence.

LRO

En outre d'une dette consolidée de $832,281,949.34, voici quel est l'état approximatif de la situation financière de la Province au 20 Nov 1896, en tenant compte des obligations découlant de la politique du gouvernement par ses résolutions de chemins de fer et par d'autres engagements qui vont entraîner un surcroît de dépenses.

Passif approximatif) le 20 Nov. 1896

Pépots en fidei-commis............... 272,724 04 “de garantie au 30 juin 1896.... 723,051 39 Moins remboursé au 20 Nov. 1896...... 14,527 77 708,513 62 Subsides aux chemins de fer au 30 juin 1896...... ns A RU MOVE Ve UE e# ts 812,358 14 Moins payé au 20 Nov. 1896. ns 63,883 56 7484. 58

Perte sur le dépot dela Banqued'Echan-

Fe STEP CS TE AE ARQRE GCRENS 25,218 76 Le montant total des subventions en ter-

res non périmées, suivant l’état du

Trésorier, page 30 de son discours

budgétaire, s'élève à la somme de.. 3,288,013 95 Bajiance convertible... ,.,.,. .,,....,.,... 57,750 00

#3,295,763 95 Le gouvernement se propose d'effectuer

un règlement avec les compagnies

intéressées à 174 dans la piastre. . 1,647,881 97 1,647,881 98 Par ces résolutions de chemins de fer le

gouvernement fait revivre des sub-

ventions dont le montant au plus

bas chitfre ne sera pas moins de... 500,000 00 Déficit probable pour 1897 sans compter |

les dépots de garañtie et les subven-

tions aux chemins de fer..,.... 393,978 30 de # s pour 1898 421,294 60 Total du passif approximatif..,.,.,... $4,718,08&5 88 Moins argent en caisse au 20 novembre LE, RENOM PO PERRET RE es 1,406,059 98 Déduire mandats non payés...,...... . 53,550 68 1,352,509 80

Pour couvrir ce montant, il faudra avoir recours dans un avenir plus ou moins rapproché à un nouvel emprunt de $3,000,000 à $3,500,- 000 ce qui aura pour effet de grever le budget d'une somme annuelle de $120,000 pour service d'intérêt et une augmentation de la dette de $3,000,000 à $3,500,000.

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On voit par ce tableau, dont les chiffres sont plutôt en moins qu’en plus, quel va être le résultat de la politique dans laquelle le gouvernement s'est engagé pendant cette session, politique, qui est en contradiction avec celle du Trésorier en 1892 qui déclarait “ qu’il ne fallait plus se lancer dans aucune nouvelle entreprise, à moins de pouvoir y faire face avec nos propres ressources.” Cétte politique est encore en contradiction avec les déclarations du premier ministre exprimées dans son discours budgétaire, à la session de 1895, page 31, voici ce qu'il disait :

“ Que faudra-t-il en outre pour avoir un budget en équilibre ?

“ Il faudra :

“ Ne pas entreprendre sans nécessité urgente de travaux publics “ dont le cout ne pourrait être payé par le revenu ordinaire ; ne pas “accorder de nouvelles subventions aux entreprises de chemins de fer, “ nc pas faire revivre des subventions devenues caduques, et refuser “ autant que l'intérêt public, bien entendu, peut le permettre, de trans- “ porter d’une entreprise à une autre les subventions déjà votées.”

“ La politique que le gouvernement se voit forcé de suivre ne si- “ gnifie pas seulement qu'il devra éviter d'augmenter la dette publique “et la réduire chaque fois que l’occasion s’en présentera, mais elle si- “ gnifie de plus qu'il faudra continuer à pratiquer partout la plus stricte “ économie.”

“ En 1892 et’dans les années qui ont suivi, nous avons fait des retranchements d’après certaines règles que nous avions adoptées pour notre gouverne. Aussitôt après on est venu nous demander de réinscrire dans le budget des octrois supprimés. Nous ne le pouvons pas, nous ne pouvons davantage iuscrire, des octrois similaires à ceux que nous avons supprimés. :

:“ S'il se produit desvacances dans le service publique, nous ne les remplirons que lorsque cela sera nécessaire. ”

“ Pour combattre cette politique, il faudrait être en position de dire que le peuple consentirait à être taxé dans le but d'aider à des entreprises ou de faire des dépenses qui ne sont pas d’absolue nécessité. Or qui oserait tenir ce langage ?”

Nonobstant cette déclaration du premier ministre et celle du Trésorier en 1592, le gouvernement s'engage dans .une politique extravagante sans d’autres moyens que le recours à de nouveaux emprunts qui vont obérer notre budget et augmenter la dette public d'un montant considérable.

Le gouvernement se lance dans une voie qui va aggrave

d'üne manière alarmante la position financière et entrainer là

Province dans des embarras pécuniaires dont elle ne pourra se libèrer qu’en ayant recours à de nouveaux impôts qni pèseront sérieusement sur les contribuables.

Il y a quelques mois à peine, le gouvernement était en faveu” d’une politique de retranchements et d'économie, aujourd'-

née dechire a LA

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