TOTAUX
L'accroissement total de Tun à l'autre exercice est donc de i52 924 chevaux-vapeur, soit de 60,6 °/o.
Les nombres ci-dessus ne comprennent pas d'ailleurs le total de chevaux- vapeur représentant la force des locomotives en service dans les divers réseaux de chemins de fer au Japon.
Voici quelques exemples d'augmentations caractéristiques, en ce qui concerne les appareils à vapeur seulement, dans les industries privées :
FOR» EIV CHEVAUX
1904 ii,o5
Usines textiles , 80076 38 5iG
Machines et usines mécaniques. . . . 7264 i3 5o9
Usines chimiques 147^4 18736
— alimentaires 84i8 11691
— diverses * . 2 745 3 876
— spéciales (industries électrique,
métallurgique et de la houille). 3o 447 9^ ^^ '
Relativement à la force fournie par les différentes sources d'électricité, toujours dans les industries privées, le total ne dépassait pas, au 3i décembre 1904? 1^5 5oo chevaux; un an plus tard, il atteignait 59620 chevaux, dont 4o Sog pour 897 moteurs électriques, et 19 1 1 1 pour Sog machines dynamos.
Le Projet de budget japonais pour 1908-1909
Au cours des mois de novembro et de décembre 1907, et en janvier 1908 sont parvenues au Times et k d'autres journaux européens les informations ci-dessous relatives au budget japonais pour le prochain exercice :
TokiOf ly novembre, — « Le budget japonais pour Tannée prochaine ne présente pas de difOcultés, en raison de l'abondance des foiids ; mais une question a surgi sur le point de savoir s'il était sage d'engager le pays dans l'exécution du programme de dépenses extraordinaires improductives de nature continue, que la Diète a adopté pendant la dernière session, puisqu'elle impliquerait des accroissements de taxe ou une addition à la dette nationale qui a été encourue depuis 1904. H est donné k entendre que la majorité des ministres et du conseil des Anciens recommandent une extension de la période des dépenses extraordinaires, afin de réduire la pression pour les trois prochaines années, qui seules présentent des difiieultés, d'autant plus que les dépenses annuelles post bellum diminueront largement ensuite, tandis que les recettes ordinaires donnent des signes d'accroissement régulier. Les officiers des armées de teiTe et de mer s'opposent, cependant, à tout délai. »
Tokio, 6 décembre lyoj. — « Le budget pour l'année prochaine est établi sur les bases prédites dans mon télégramme du 17 novembre. Les autorités navales et militaires sont tombées d'accord pour une extension de la période d'exécution du programme extraordinaire, mais un léger accroissement a été décidé en ce qui concerne les taxes indirectes, à savoir celles qui portent sur l'alcool, le tabac, le sucre et le pétrole. Ce règlement donne grande satisfaction à la nation comme écartant la crainte que les principes d'économie puissent être sacrifiés sur l'autel des armements et de l'expansion. » (Correspondant du Times,)
Toutefois, un mois plus tard environ parvenaient en Europe des indications plus précises relativement au projet de budget japonais pour l'exercice 1908-1909.
Dans son numéro du 18 janvier le New^York Herald di publié la
dépêche suivante qui lui avait été adressée, la veille, par son correspondant de Shanghaï :
« J'apprends de source excellente mais non officielle qu*hjcr, à la résidence du marquis Saïonji, le budget japonais a été soumis, à titre privé, aux membres dirigeants des deux Chambres. II contient des chifTres colossaux, et, apparemment, d'importantes réductions. La diminution est entièrement illusoire, et obtenue par une jonglerie de chifTres, d'abord en portant les prévisions de recettes à un taux artificiellement élevé, puis en réduisant les dimensions véritables des prévisions de dépenses, montant à 6i6 millions de yen, dont environ les deux tiers sont destinés k des objets intéressant la guerre et la marine ou l'expansion territoriale (*).
a La dépense totale n'est que d'un quart de million de yen inférieure à celle de l'année dernière. Les dépenses ordinaires sont de 480 millions de yen, en accroissement de 3 millions. Les dépenses extraordinaires sont de 187 25o 000 yen, en diminution de près de 3 millions.
a Les recettes, évaluées k 660 millions de yen (^), 5o millions de plus que l'année dernière, sont obtenues au moyen de taxes, monopoles et emprunts nouveaux. Les recettes ordinaires sont de 470 millions de yen, au lieu de 420 millions de yen, montant des recettes effectives l'année dernière.
c Les recettes extraordinaires sont de 180 millions de yen, au lieu de 190 millions de yen l'année dernière. L'excédent, d'après les évaluations, est de 3o millions de yen (3). »
(1) 11 faut cnlendre par là sans doute les dépenses pour la mise en valeur tic Formosc, de la Mandchouric méridionale, de Sakhaline. Ces dépenses, de même que celles concernant la guerre et la marine, étaient précédemment, en grande partie, comprises dans le budget spécial, qui a pris lin le 3i mars 1907 (cf. page 3, note 3).
(*) Les sommes ci-dessus, converties en francs, s'expriment ainsi : recettes I 65o millions de francs ; dépenses i 54o millions de francs.
Une information publiée la veille ( 1 7 janvier) par le Temps et par le NeW' York Herald évaluait ces totaux respectivement à 3 o5o millions et à 3 milliards 76 millions de francs I
(3) A fin de comparaison il parait à propos de rappeler ici les évaluations budgétaires iK)ur Texcrcice 1907-1008 :