‹ La Situation Matérielle Du MédecinChapitre 27 sur 98 · NUE © AP · texte numérisé non relu

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glisse parfois des malades qui auraient pu se faire soigner chez eux et payer leur médecin; mais presque toujours on les découvre et on leur applique la seule sanction possible à ce moment, puisqu'ils sont couchés, soignés et qu’on ne pourrait sans danger pour eux les expulser : on les fait payer.

« Dans quelle mesure ces malades payants oceupent-ils nos services? La statistique va nous répondre. En 1905, les admissions ont été dans les hôpitaux de 191.405 malades :

Indigents de Paris et de la Seine . . . . . 182.496 Crete Era VAE LA ee à LU 2.815 LENS A ÉT o RE T RRNR E PR E 6.094

« Les malades payants représentent 3,18 % des admissions; mais, si on déduit de ce chiffre ceux que nous venons d’énumérer (ouvriers victimes d’accidents du travail, habitants de province et étrangers tombant malades à Paris, personnes amenées à la suite d'accidents sur la voie publique, celles qui se présentent aux consultations et dont l'affection nécessite des soins immédiats) et tous ceux que nous faisons payer dès qu’ils ont un loyer supérieur à 500 francs, comme les petits employés, les petits commercants et les ouvriers aisés qui ne pourraient pas supporter les frais d’une longue maladie dans un logement insuffisant ou les frais d’une opération coûteuse, il reste bien peu de place dans cette statistique pour les voleurs des pauvres.

« Les faits ne justifient pas les doléances de la profession médicale de Paris; c’est à d’autres causes qu'il faut attribuer les maux dont elle souffre, et, pour si peu que les hôpitaux lui portent préjudice, elle peut, pour une grande part, faire son mea culpa, ainsi que l’a établi magistralement M. le docteur Lermoyez dans ses articles de la Presse médicale de mai 1903 ; en effet, les malades admis en violation des règlements, à l'insu et contre la volonté de l’administration, le sont, pour la plupart, par les médecins chefs de

service, qui ne peuvent résister à la recommandation d'un ancien élève, d’un ami qui demande au « cher maître, » au « spécialiste éminent » d'admettre et de soigner, d'opérer ou de consulter à l'hôpital tel ou tel de leur client dont le cas médical échappe à leur compétence.

«Pour nous permettre de chasser les faux pauvres de l'hôpital, il ne faut pas les y envoyer. Que MM. les médecins

commencent. »

La voix autorisée du directeur de l’Assistance publique

reconnait néanmoins le bien fondé des récriminations. Mais

il déplace les responsabilités ; il veut faire retomber la faute

- de ces abus sur les médecins eux-mêmes. Nous ne nierons

pas que certains chefs de service accordent trop librement l’entrée de leurs salles à des malades notoirement non indigents, et que, d'autre part, certains médecins traitants ne savent pas résister aux sollicitations qui leur sont faites par des malades aisés, et adressent ceux-ci à l'hôpital avec une lettre de recommandation; mais il faut aussi reconnaître que le contrôle d'admission organisé par l'administration n'est pas aussi sérieux qu'il le faudrait. Chaque jour de nombreux malades, parfaitement en mesure d’honorer convenablement un chirurgien, se présentent dans les hôpitaux et y sont acceptés comme indigents, parce que l'administration, quoique animée de fort bonnes intentions, se trouve désarmée vis-à-vis d'eux, faute de pouvoir établir la preuve de cette fausse indigence.

À première vue il paraît simple de fermer la porte des hôpitaux à la catégorie des malades aisés; mais dans la pratique une telle mesure rencontre de très nombreuses difficultés. On ne peut d’abord se renseigner d’une facon , exacte et impartiale sur la situation véritable de fortune d’une personne qui demande son admission. Ce serait une forme d'inquisition. Ensuite la preuve de cette non indigence étant établie, cela n'empêcherait pas le malade aisé de profiter des tarifs dérisoires des hôpitaux, puisqu'il lui suflit de payer la somme réclamée par l'administration pour

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devenir occupant d'un lit. On n’a pas le droit, d’après les règlements, de lui refuser l’entrée de l'hôpital du moment qu'il paie. C’est donc bien dans l'organisation vicieuse {du service d'admission dans l'administration de l’Assistance pus

blique, que réside la cause primordiale du grave’iabusqué

nous signalons (1). not 29110 L’Assistance publique,enoutre,faitmaintenantilléchlement

concurrence déloyale à des gens patentésen ténantboutiqué

ouverte de consultations et pansements à tout venant, moyen: nant un tarif uniforme de 0 fr. 75.11ka- été décidé;'ten effet,

par une circulaire récente, que les internes dé'darde ne pour

raient refuser leurs soins, même aux malades riches; pouriles pansements à faire d’urgencerdansile courant de la'jourhée.

Toutefois, pour éviterilesabus; Padministrationiserrésérvé la faculté d'exiger de ceux! qui! sont en étatilde ‘payerela somme de 0 fr. 75 qu'elle fait: rentrer dans sa caisse. C’est détourner ainsi le temps et la science des internes de leur légitime emploisetc'estléser les médecins pie cette conéur-

‘rence déloyaleoy :furiqüd'{ & Hioë ,olisiimobf fon afirsieia

Les SRE aussi dépuis longtempsi'et avec juste raison contre l’existence-de la Maïson-deisanté Dubois!

Cette maison de santé coûte chaque année à l’assistance

publique une somme importante. On ne saurait blâmer ce

déficit s’il servait à secourir es déshérités de la fortune;

mais il n’emestspas ainsi, ætullon-sait que cettét Maison de

. santé est faite pour les gens parfaitement aisés qui trouvent avantageux de venir se, faire soigner, moyennant un prix de

(1) Depuis le 5 paul Fo? PAT EEUEE de l’Assistance RE MEe a ur UE Dai sa nt D) aJus EU) OI: BL 9D 201

fs Les consu Fatons re les. hôpitaux, et les, dispensairés: Fr erclusiveuient réservées aux malades privés de ressources, nécessiteux ou indigents,

« Toute personné; sel présentant à l’ hôpltalirddit justifier de sdntideritités! delsôn

domici e.à Paris jet de son cindigence jpaq une carte, qu bur, eau de: ; bienfaisance, und ‘quittance de Loyer: FC Lorna fHorsçles cas, d'urgence, les médecins et les, igèn de l'administration «doivent écartér de la consultation les ppersonnes” que eux profession, le chiffre - de Jeux loyer, etc., n ‘indiquent pas déhime dyanit (droit A al gratuité des soins. = De « MAR Ration de l’Assistance publique fera des enquêtes à domicile pour

vérifier. des détlatatiqns des consultants et exercer, ‘au besoin, des ie nu

5 Ad" À ; EEE à

sion des abus. »

. 6 à 10 francs par jour, alors que leur situation de fortune À leur permettrait dé payer honorablement un chirurgien. LElle admet, en outre, des étrangers qui quittent leur pays pour venir profiter des soins qu’ils ne peuvent trouver dans - Jeur:patrie à un prix aussi bas. |

Or les médecins de la Maison de santé sont recrutés parmi lesimédeeins des hôpitaux, qui se fatiguent bien vite de se

woñtiobligés de fournir des soins à des gens riches, qui du

daïs leur service hospitalier où ils profitent de leurs soins

faire Jaccharité malgré eux. 34

__.sOn:woitdoncle:tort que cause encore aux médecins cette # institution soi-disant d'assistance, ét.on ne peut qu'approuver lès protestations qui ontété formulées pour sa suppression.

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depuis sur l'application de l'article 8 de la loi. RUE RSA 6.8 sn a noie

cabinet de consultation où ils sontvenus les consultèr passent

sans, bourse délier. Hs:se: lassent de se voir ainsi forcés de

‘4 Ke \ 39 tutæotd n » WA at 1 ‘“ Ô ut D 3 x, 2148 À Ü Re Ce service fut institué par la loi du 23 décembre. 1874 dit it & Ke PAR doi Roussel et “organisé par ra . du 27 février” x 877 A ne: MOUSE i fi ») SI160ù

tant règlement d linisiration publique {dur oupibuiit ais coyol

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