LES ASSOCIATIONS MÉDICALES
Cette union nécessaire des médecins peut s'organiser sous
deux formes différentes : ou bien des associations de pré-
voyance leur permettront d'envisager l’aveniravec confiance
enles mettant à l'abri des vicissitudes futures de l’existence;
ou bien des associations de défense professionnelle, des syndicats, les assureront contre les risques immédiats de tous les
| jours en organisant la défense de leurs intérêts contre les
efforts de ceux qui veulent y porter atteinte.
Il faut adhérer à toutes ces associations. Il ne faut pas faire une sélection parmi elles et délaisser les associations de prévoyance pour s'adresser aux associations de défense. Aucun médecin assurément n’est excusable de ne pas faire partie de ces dernières : c’est méconnaitre les plus élémentaires principes de défense de ses intérêts. Mais on ne saurait assez insister pour recommander à tous les médecins de faire partie d’une association de prévoyance. C’est assurément une lourde charge que de payer des cotisations élevées de différents côtés à la fois. Mais que l’on veuille bien se rendre compte du résultat bienfaisant qui en résulte. Le plus grand nombre de médecins n’ont pas de fortune personnelle” et subviennent à leurs besoins par leur travail journalier. Survienne la maladie, la gêne apparaît avec elle à leur foyer. Arrive la vieillesse, ils ne peuvent prendre, faute de ressources suflisantes, le repos mérité par tant d'années de labeur. Tandis que s'ils ont été prévoyants, s'ils ne sont pas restés en retard sur les conceptions mutualistes tant en honneur aujourd’hui. s'ils font partie de caisses de mutualité médicales, ils seront à l'abri des risques de la maladie et de la vieillesse, ils auront droit à une indemnité journalière de maladie, ils jouiront tranquillement pendant leurs dernières années du bénéfice de la retraite à laquelle ils auront droit et, s'ils disparaissent, ils sauront qu'ils ne laissent pas leur famille dans la misère.