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mme, Quant aux arti-
lus loin dans les remarques que j'aurai ‘honneur de vous faire. Pour le moment, occupons-nous des questions mentionnées dans le cinquième et le sixième article de son programme, savoir: adgption immédiate de moyens énergiques four améliorer la situation financière et économie des deniers publics,
M. Mercier prend l'engagement de régulariser la position financière de la province de Québec, de diminuer ies dépenses. IL’at-il fait? J’aflirme que non. Je n'ai pas besoin de chercher longtemps une preuve
des neuf années depuis
rier, M. Shehyn, qui vient avouer affè le |
gouvernement actuel a augmenté les dépenses annuelles de $269,000. L'on n’a qu’à ouvrir le discours sur le budget prononcé le 15 février dernier, à la page 11, eü l’on y
| session, qu’on a dépensé, durant Pan | 1889, dans le département des terres,
trouve ce qui suit : ‘* La moyenne des. dé- |
‘* penses ordinaires annuelles de 1883 à ‘1887 inclusivement a été de $3,095,939,.
*“ Durant le dernier exercice (1887-88) "elles ‘“ ont atteint le chiffre de $3,365,032,86.” Par conséquent, de l’aveu du trésorier, nos adversaires ont augmenté les dépenses de $269,093 par année. Mais ce chiffre est bien audessous de la réalité, ainsi que l’a dé montré d’une manière convaincante M. Desjardins, le député de Montmorency ,durant la dernière session. L'augmentation des dépenses annuelles est plutôt de quatre
à cinq cents mille piastres par année que |
de $269,000. Au reste, en ‘prenant nrême
le chiffre du trésorier, on a déjà suffisam- | ment pour condamner le gouvernement |
sur çe.point, Mais, répond le gouvernement : ‘‘Ilest vrai que nous avons aug-
menté les revenus.” Vous avez augmenté les revenus durant l’année 1887-88. ditesvous ? Il est vrai, qu’il.y a eu des recettes d’un caractère spécial ou extraordinaire pour #700,000 et plus, mais dites-moi qu'est devenue cette augmentation de recettes ?
Il n’en reste plus rien. Et comment ces recettes étaient-elles composées? On le sait : la somme payée par la ville de Mont-
réal, #125,000, la somme payée par Ontario |
et les arrérages de taxes commerciales, Il n’y a aucune personne de bonne foi 2 voudrait soutenir que ce sont toutes des recettes ordinaires. Elles ont, pour la plus grande partie, un caractère tout à fait extrordinaire, Au reste, il n’est plus question d’en parler. Le gouvernement en a profité pour faire des gaspillages inouïs, et aujourd'hui il n’en reste plus rien.
Mais, dit M. Mercier, nous avons augmenté le revenu du département des terres de la Couronne. Oui? Et de quelle manière, messieurs? L'on a augmenté la rente foncière, Ceci ferait une augmentation de $41,000 à $45,000. L'on a augmenté les droits de coupe, ce qui pèse non-seulesur
TiSe
s marchands de bois, mais
Ch ? L | votés pour cette année afin de paÿer contre lui, c'est lui-même, c’est son tréso- |
À À | nu n’est pas d’une nature telle ni pour. menté les dépenses, mais nous avons aug- |
vement, laquelle moyenne donne in de 8130,580.18, tandis que pour 1889 expirée, le gouvernement a dem pour le département des Terres de la ronne la somme de $212,200, Si donc augmentation de recettes dans lé dé ment, il y a augmentation de depe pour un montanténorme. Jeconstat pour l’année 1888, l’on y a pe $184,594.93. L'on a demandé pour l'an 1888-89 #212,200, mais il parait cet qu’au commencement de l’année # courante, l’on a dû prendre des cré
engagements de l’année dernière, c'est dire, pour l’année 1889; de sorte que, aurait raison de soutenir, et je crois qu chose sera facilement établie à la proch
$200,000 à $250,000, et peut-être même plu ce qui fait encore une somme plus for dans l'augmentation des dépenses, qi celle que je mentionnais tout à l'heure
J'oubliais, il y a un instant, de dire qu faut également tenir compte du fait 0 l'automne dernier, au mois d'octobre, département a vendu des limites à b pour un montant de $146,000. L'on.
soutiendra pas que c’est là un revenu. € devra se renouveler tous les ans.
une recette d’un caractère spécial et traordinaire.
Malgré tout cela, lorsqu'on tient com de l'augmentation des dépenses et dela manière dont ce département est adminis:.
tré, l’on arrive facilement à la conclusioi que l’augmentation véritable dans le reve
montant tel que le gouvernement doit.
devrait beaucoup s’en glorifier. Ilne faut” pas oublier non plus que le revenu de ce, département a déjà dépassé, en les années 1882-1883, le chiffre de $800,000. FA
M. Mercier voulait, disait-il, faire dis paraître les déficits que les conservateurs, avaient laissés. A propos de déficit, Y merais à mettre devant vous ce que je crois être une preuve irrécusable du veu de fondement des allégations de M. Mer cier devant le corps #lectoral au sujet d l'administration des conservateurs,
J'ai ici en mains—c'est bien le cas di dire: “Scerir’a manent’”—j'ai ici.
mains un ext l’un discours pron@ par lui à Sainv-r,yacinthe, le 12 févr 1887. Ce ‘ “cours a été publié par la Pair lel5du: mois. J'y lis ce qui suit- “emarquez bien les mots, Messieurs :
Er “4
ciaux pendant les trois dernières an nées.” |
‘‘ L'ancien gouvernement, d “cier, a persisté à soutenir iles deux dernières années,
di du trésorier provinci 1e d Lg conçue en ces termes: ‘Je ne irrais vous faire connaître à temps le ntant exact du déficit, Je travaille meore en ce moment à établir un relevé.
province a dépensé au moins un mil lon et demi de plus que son revenu deuis 1884 jusau’en 1886, outre d’autres bligations courantes.” Vous voyez par là 'en 1884, 1885 et 1886, nous avons eu des icits se montant en tout a un million et ni, ou, en chiffre rond, de #500,000 par an | (Honte).” emarquez que ces paroles ont été proicées par M. Mercier peu de temps après hileut prêté serment comme membre du silexécutif. Il ne pouvait plus plaider morance. Dans l'opposition, il pouvait t-être prétexter qu’il ne contrôlait pas les renseignements qui étaient donnés à la Chambre, mais arrivé au pouvoir, il était n état de les contrôler. Au reste, son tréer lui-même est venu confirmer, le 12 1 1887, dans son discours sur le budget, assertions de son chef, oir la page 10 de ce discours où il porte découvert ou le déficit pour l’année 1885- #564,118.48, A la page 11, il ajoute :
M Ainsi, les explications que je viens de onner montrent clairement que durant l'exercice de 1886, nous avons dépensé, en 8 de nos ressources, plus de #$500,000,” D'est bien cela, n'est-ce pas, messieurs, un éficit de $500,000 par année, Qui le croirait? Ces messieurs sont venus se souffle-
ter eux-mêmes et nous fournir la preuve Ja plus accablante contre eux qu’on puisse Jamais avoir, et cela au moyen des compes publics pour l’année 1888, qui ont été mmuniqués à la Chambre et au pays. Je
us référerai à l’état marqué E:
bleau des recettes et dépenses de la province de Québec, de 1867 à 1887, inclusivement, montrant le surplus ou le défi-
cit de chaque année. Qu’y voyons-nous ?
née 1884.85, déficit. ............ $10,585.91 année 1885-86, déficit. ..........., 83,045,10
"Ainsi, ce n’est plus un déficit de $500,000 arnnnée pour ces deux années, mais un uvert seulement de #$10,000 et de 83,000 ; et cela, messieurs, est publié avec autorisation de l'honorable trésorier luime, Jugez maintenant de leur véracité du bien fondé de leurs assertions dans
critique de l'administration de leurs décesseurs, (Ce serait le cas de dire :
b uno disce omnes.” Il est en effec nant qu'on ne puisse pas même voir ue un seul de leurs chiffres confirmé, serais dire par eux mêmes. Ouvrez le ut 50 V. ch. II (1887), autorisant un emant de trois millions et demi, vous y z que l’une des raisons données pour ser Cet emprunt était qu'il fallait au déficit de l’année 1886-87. J’ m h” pour estimation de l’insuf-
rdinaires de }’
de l'exercice | à
né ux com
mptes n’est plus un rhin
un déficit de #8323,281.16, ce qui fait une différence de #47,610,90, c'est-à-dire $47,.- 610,90 de moins que le chiffre établi par eux lors de l’adoption de la loi d'emprunt. Il y a donc là une preuve qu’ils ont demandé un emprunt fpur au moins $47,000 de plus qu’il n'y avait de besoins réels, Et si j'a.
vais à vous parler de cet emprunt, je pour.
rais vous démontrer clairement que le gouvernement ne l’a pas employé comme il aurait dû le faire et qu'il n’est pas fondé à dire que cet emprunt a été entièrement pour payer les engagements antérieurs, Au contraire, il y a même dans la loi plusieubs items importants de dépenses provenant seulement du gouvernement actuel, et quant à l'emploi de cet argent qui est complètement dépensé, le gouvernement nous en a rendu compte pour une partie, mais il reste une somme considérable pour laquelle on n’a pas d'explications satisfaisantes, Il nous les faudra pourtant,
Quel est donc son espoir en face d’une up comme celle-là ? Son espoir est
ttawa et la conversion de la dette.
Je crois que du côté d'Ottawa leurs espérances ne doivent pas être bien rassurantes, et pour cause. Il est étonnant même qu'après les paroles prononcées devant l’Assemblée Légisiative par M. Mercier, en 1881, protestant contre l’idée de demander des better terms,au'il puisse, lui, songer à cette politique que nous avons inaugurée et que nousavons fait triompher dans une large mesure pour l’avantage de la province de Québec.
La conversion de la dette, je vous en parlerai, tout à l’heure. Mais, dans les circonstances, il n’est guère probable, il paraît même impossible que le gouvernement puisse atteindre ou même approcher du chiffre u’il mentionnait comme devant être l’économie qui résulterait pour’:la province de son projet de conversion. Le trésorier avait un joür dit que cela pouvait rapporter un quart de million. Réaliseront-ils même, messieurs, quelques milliers de piastres? Espérons:-le pour le pays, si la chose se fait régulièrement ; mais attendons. A tour événement, ce ne sont pas des ressourcès, suffisantes pour faire face à la situation, surtout avec un gouvernement comme celui-ci, qui ne regarde pas aux dépenses, qui ne s’arrête pas dans la voie des extravagances et qui semble avoir pris pour politique bien arrêtée de dépenser jusqu’au dernier sou de la province de Québec, tout l’actif de la province : recettes ordinaires, recettes extra ordinaires, capital, terres de la Couronne et tout ce que l’on voudra, afin de se maintenir au pouvoir, Après nous le déluge!
semblent dire M. Mercier et ses amis.
Je tiens, messieurs, surtout à examiner
les actes du gouvernement au point de
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vue des principes, pour voir s’il onne lès parañtios qu'en qualité rs
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