Livraison de juillet, page
LA QUESTION SCOLAIRE
puis ériger, doter et maintenir nos propres écoles, où la jeune génération peut être instruite sans perdre la foi (1). »
Le même écrivain, plusieurs années auparavant, disait que les catholiques des États-Unis subissent leur sort avec une sorte d'indifférence, qui tient plutôt du fatalisme oriental que de la résignation chrétienne :
« Sentant comme ils le sentent, écrivait-il, que le système scolaire, tel qu'il fonctionne actuellement, est injuste et oppressif, les catholiques n'ont tenu aucune assemblée publique, n'ont soulevé aucune agitation, n'ont envoyé aucune pétition à la législature, et ne se sont pas adressés aux tribunaux. Ils ont subi l'injustice, et ont tranquillement fait des sacrifices afin de faire pour eux-mêmes ce que le gouvernement entreprend de faire en les taxant, mais ne fait pas (2). »
« Nous ne pouvons rien, dit-il encore, et tout ce que nous tenterions (en vue de rendre les écoles publiques moins sectaires) ne ferait que fortifier davantage le système actuel (3). »
Mgr Mac Quaid, cité par le Père Bayma, déclare que les catholiques, par l'impôt scolaire, « sont frappés, persécutés à cause de leur religion (4). »
Mais, tout en proclamant qu'ils sont persécutés, les catholiques des États-Unis n'ont jamais sérieusement tenté de secouer le joug maçonnique.