Ce décret a été publié dans mon journal, la Vérité, de
Québec, le 25 août 1894, à la demande de l'archevêché de Be uébec, qui me l’a communiqué pour me permettre de défendre le Cardinal Tasthereau, accusé d'avoir condamné les Chevaliers du Travail de son propre mouvement. L’autheuticilé du document est donc certaine.
Situation relig. aux États-Unis,
mencement de 1887; mais je ne crois pas qu'il ait jamais pu convaincre le Saint-Siège de la nécessité de rapporter formellement cette condamnation.
Je n'ai pas à juger la démarche du Cardinal Gibbons, que M. Brunetière admire sans bien connaître les circonstances dans lesquelles elle s’est produite. J'ai voulu seulement étallir exactement les faits historiques qui s’y rapportent.
Plaidant pour les Chevaliers du Travail, le Cardinal Gibbons aurait fait valoir à Rome, selon M. Brunetière, ce « grand argument », savoir, que, « le peuple américain regardant avec une certaine confiance le progrès de la lutte sociale, » la prudence et la dignité même de l'Église exig’aic: u'on n'offrît pas à l’Amérique une protection ecclésiastique qu'’elie ne demandait pas et dont elle ne croyait pas avoir besoin. Le « grand argument » du Cardinal Gibbons n'était donc, après tout, qu'un argument basé sur la crainte du qu’en dira-t-on ? Ce qui semble l'inquiéter, ce n’est pas tant le mal que l'organisation plus ou moins secrète et maconnique des Chevaliers du Travail pourrai faire aux catholiques, que lopinion probable de l'Amérique sur la condamnaiion de cette société.
| La grandeur de cet argument ne m'impressionne
pas.
Siège de suspendre l'effet de la sentence portée contre les Chevaliers du Travail, et qui a déterminé Rome à acquiescer à cette demande, est une raison basée, non sur la crainte du qu’en dira l'Amérique , mais sur là
La raison vraie, j'en suis i. : «ment convaincu, : qui a engagé le Cardinal Gibbou . prier le Saint-
duriliam cordis d'un trop grand nombre de catholi- |
ques socié ment publi nisati évêqu nalior Cheva