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ques américains. Beaucoup de catholiques initiés à la société des Chevaliers du Travail, auraient certainement refusé de s’en retirer, si les évêques avaient publié le décret du Saint-Office condamnant cette organisation. C'est pour la même räison que plusieurs évèques ont hésité à promulguer, en 1895, la condamnation portée par Rome contre les Odd-Fellows, les Chevaliers de Pythias et les Fils de la Tempérance (1).
1. Voici la preuve de mon assertion que certains évêques ont hésité à promulguer le décret pontifical. Le Catholic Ciliren, de Milwaukee, en date du 22 juin 1895, a publié la lettre suivante adressée à Mgr Katzer, ar‘hevêque de Milwaukee. Les autres archevèques ont dû recevoir une lettre semblable :
Washington. D. C., le 11 Juin 1895.
« Au Très Révérend F. X. Karïzer, D. D. archevêque de » Milwaukee.
» Excellence,
» Son Eminence le cardinal Monaco, dans une lettre en date du 27 mai, m'annonce qu'il a appris que plusieurs journaux américains ont déclaré, en s'autorisant de l’aflir.aation de certains prélats, que la promulgation du décret du Saint-Office condamnant les trois sociétés des Odd-Fellows, des Chevaliers de Pythias et des Fils de la Tempérance, n'est pas obligatoire, mais laissée au jugement des évêques comme une affaire de discipline qui peut varier avec les lieux. De plus, les mêmes journaux affirment que cette promulgation a été déconseillée et suspendue par l'autorité supérieure, du moins dans quelques diocèses, Son Eminence déplore grandement cet état de choses, etrecommande de nouveau que ce décret soit publié et mis en exécution dans chaque diocèse de la manière que l'Ordinaire jugera la meilleure.
» J'avais déclaré, dès le mois de février dernier, que ce décret avait été publié dans toutes les provinces de ce pays; mais si, par hasard, votre Excellence connaît quelque diocèse de sa province où cette promulgation obligatoire n'a pas eu lieu, au nom du.Saint-Oflice et en vertu de l'autorité du Saint-Siège, je