Catholic World, juin 1874, p
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10 février 1899, « qu'en consultant les chiffres du dernier recensement on peut constater, que plus des deux tiers des habitants du pays ne professent aucune religion. »
Et en dehors de l'Église et de ses quelques millions d'enfants pratiquants, quelle foi véritable trouve-t-on, même parmi ceux qui font profession de christianisme ?
Tout dernièrement, le gouverneur Rollins, du New- Hampshire, dans une proclamation ordonnant un jour de jeüne, s'exprimait comme suit :
« Le dépérissement de la religion chrétienne, particulièrement dans les districts ruraux, est la caractéristique de notre époque... Il y a des villes où aucune cloche n'appelle les fidèles à l'église, d'un bout de l’année à l’autre. Il y a des villages où les enfants grandissent sans baptême. Il y a des endroits où les morts sont confiés au tombeau sans que le nom du Christ soit prononcé, où les mariages se font exclusivement devant le juge de paix (1). »
Il est facile de prévoir le jour où tout vestige de christianisme, en dehors de l'Église catholique, aura disparu des États-Unis.
On commence à avoir honte de se dire chrétien, de passer pour appartenir à une secte quelconque. La profession du christianisme n'est plus de bon ton.
Dans l'American Catholic Quaterly Review d'octobre 1881, M. Shea consacre un article remarquable à l’assassinat du président Garfield. 11 dépeint en termes saisissants la tristesse de cette longue agonie qu'aucun