Cf. Catholic News, de New-York, 19 avril
exercice religieux, qu'aucune prière, qu'aucun acte de piété n’a consolée ; de cette mort qu'aucun rite n’a sanctifiée. Et à peine Garfield était-il mort que le clergyman de l'église quele président fréquentait, évidemment par pure routine, s’est empressé de déclarer que le pauvre grand homme n'était pas membre de son troupeau.
Puis M. Shea nous apprend que les journaux, parlant du successeur de Garfield, ont eu soin de dire aussitôt que M. Arthur, bien qu'il accompagnât les membres de sa famille à l’église épiscopalienne, n’appartenait pas lui-même à cette église.
« Une profession de christianisme, dit le grand historien catholique, est devenue une chose à déplorer. De toutes façons, la religion est ainsi mise de côté. Autrefois, on enseignait les dix commandements, plus ou moins bien. dans les écoles, et l’on inculquait aux enfants, à |: maison et à l'école, la doctrine que c’est un péché de voler, un péché de tuer, un péché de détruire la réputation d'autrui. Rien de tout cela maintenant; et nos jourr “listes, formés selon le nouveau système, se moquent de la loi morale, etleur influence détruit constamment ce qui reste de frein religieux el moral parmi la population. Ca mépris de Dieu est la racine de presque tous les maux qui menacent l'avenir de l'Amérique. »
Mais, si les sectes protestantes n'inspirent plus que de l'indifférence à l'immense majorité des Américains. l'Église catholique, par cela seul qu'elle est divinement militante, est un objet d'aversion pour un grand
nombre. Son existence même est un reprocüe pour
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