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ture est anticatholique. Les lecteurs américains connaissent à peine un seul ouvrage classique d'histoire, de science populaire ou de littérature qui, chaque fois qu'il touche à des sujets catholiques, ne les présente sous un faux jour, soit de propos délibéré, soit par ignorance. Le plus grand nombre de nos magazines et de nos revues nous sont foncièrement hostiles, En théorie, notre législation est libérale, impartiale, et les positions et les honneurs politiques sont accessibles à tous, sans égard aux croyances religieuses. Mais les préjugés anticatholiques n'ont-ils pas souvent demandé et obtenu une législation contraire à nos intérêts et injurieuse pour notre foi? Et se trouve-t-il, dans ce vaste continent, un endroit où la foi catholique ne soit pas un sérieux obstacle à l'avancement politique de celui qui la professe (1) ? »
Puis il cite de nombreux faits historiques à l'appui de ses assertions. Je les ai signalés, avec d'autres, au chapitre de l'ostracisme politique. /
Telle est la situation intolérable faite aux câtholiques des États-Unis, malgré tout ce que les catholiques américanisants ont fait pour être bien vus du gouvernement et de leurs concitoyens. Et l’on est tenté de se demander si M. W.-H. Thorne n'a pas raison de dire que la persécution violente qui brûle les villages et qui martyrise les fidèles, vaudrait mieux que les eflorts que font certains catholiques pour concilie: deux choses inconciliables : l'esprit du siècle aux États-Unis et l'Église catholique (2).