‹ La situation religieuse aux Etats-Unis [microforme]Chapitre 68 sur 132 · Paroles rapportées par Montgomery, op. cit. p · texte numérisé non relu

Paroles rapportées par Montgomery, op. cit. p

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LA QUESTION SCOLAIRE. 155 fance aux parents. Le pouvoir public se contentait de voter des crédits pour l'instruction des enfants indigents.

Ce dualisme dura jusqu'en 1860, pendant plus de deux siècles, par conséquent.

En 1860 eut lieu le huitième recensement des États- Unis. A cette date, les six États de la Nouvelle-Angleterre avaient une population de 2.665.945 blancs nés dans le pays ; sur ce nombre, 8.543 adultes seulement ne savaient ni lire ni écrire, ou un sur 3192.

La Virginie et les cinq colonies groupées autour d'elle, avaient 262,802 adultes illettrés, sur une population blanche indigène de 3.181.969, soit un sur 12.

On serait donc tenté de donner la préférence au système scolaire en vogue dans la Nouvelle-Angleterre, au système de l'État maitre d'école ; puisque le système de la Virginie, qui respectait les droits des parents, laissait une si forte proporiion de la population sans culture littéraire. Mais avant de se prononcer sur le mérite des deux systèmes, on ferait bien d'examiner la statistique de la criminalité et du paupérisme. Voici ce que l’on trouve. Le groupe du Massachussetts comptait, le 1° janvier 1660, 2.459 criminels en prison, soit un sur 1.084 personnes de la population blanche indigène : tandis que le groupe de la Virginie n'avait que 477 criminels, soit un sur 6.670 de la population blanche indigène.

En d’autres termes, dan: le groupe d'États où fleurissaient les écoles publiques, il y avait six fois plus de personnes sous le coup d'une condamnation des tribunaux, que dans le groupe où ce système était encore inconnu.

Quant aux pauvres assistés (paupers), il y en avait un sur 478 de la population blanche indigène dans le groupe du Massachussetts, et un sur 345 dans l'autre groupe.

La statistique des suicides est non moins éloquente; un sur 13.285 dans le premier groupe, un sur 56.584 dans le second.

Qu'on le remarque bien, il s'agit dans cette statistique toujours uniquement de la population de race blanche etindigène. Impossible, par conséquent, de met tre la responsabilité de cette forte criminalité du groupe du Massachussetts sur le compte de l'élément étranger. Tandis qu’il y a une diminution du chiffre de la criminalité au sein de l'élément étranger, il y a augmentation constante et même alarmante, dit un écrivain américail , puisque le nombre des criminels de race blanche et nés en Amérique, est monté de 10.143 en 1860 à 24.173 en 1870.

Les partisans des écoles publiques allèguent les grandes villes dans le groupe du Massachussetts comme explication de la forte criminalité dans ces États. À cela, M. Montgomery répond : « En 1860, onze des principales villes du Connecticut réunies n'avaient pas une aussi forte population que la seule ville de Baltimore, métropole du Maryland, et, cependant, le Maryland n'avait qu'un criminel sur 5.276 habitants de race blanche nés dans le pays, tandis que le Connecticut en comptait un sur 845.

Et l’auteur ajoute une autre preuve des résultats funestes des écoles communes. En 1860, le Maryland

1.4Le professeur Samuel Royce, dans Delerioration and Race Education, cité par Montgomery.

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venait d'adopter le système scolaire du Massachussetts. Cette année-là les écoles publiques ne lui avaient coûté que 205.319 dollars (1). Dix ans plus tard, lorsque le système avait eu le temps de produire des fruits, et alors que l'Étal avait déboursé, en une seule année, pour faire la besogne des parents, la somme de 4.146.057 dollars, la proportion de la criminalité était montée de un sur 5.276 à un sur 1.717 habitants de race blanche indigène nés dans le pays (2).

M. Montgomery publie d'autres chiffres non moins terribles. Par exemple, en 1850, le Massachussetts n'avait pas encore donné à son système scolaire tout le développement qu'il acquit plus tard. Le budget des écoles publiques était, cette année-là, de 4.006.795 dollars, pour 176.475 élèves, soit 5 dollars 70 cts par élève. À cette date, la proportion des criminels était de un sur 1.267 indigènes de race blanche. En 1880, trente ans plus tard, le budget des écoles publiques était monté à 4.696.612 dollars avec une population scolaire de 316.630, soit 14 dollars 83 cts par élève. Et la proportion des criminels indigènes de race blanche était montée de un sur 638 à un sur 493 si l'on compte parmi les criminels les 608 jeunes délinquants détenus dans les écoles de réforme.

M. Montgomery fait le même calcul pour plusieurs autres États. Il trouve toujours le mème résultat. La criminalité se développe avec le développement du

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