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La division s'étant mise parmi les nues et même parmi les évêques, le malaise devint intolérable.
Alors le Saint-Père, dans sa sagesse et sa prudence, crut devoir interroger directement et séparément chaque archevêque et évêque des États-Unis, afin de bien connaître le sentiment de l'épiscopat sur cette question brûlante qui bouleversait tous les esprits. Il est certain que la très grande majorité des prélats s'opposa résolument à tout projet de compromis sur le terrain scolaire.
Le 30 mai 1893, Léon XIII répondit aux évêques, par une lettre adressée au cardinal Gibbons. Cette lettre est probablement la preuve la plus éclatante que Léon XIIT ait jamais donnée de son talent incomparable de diplomate, de pacificateur et de conciliateur. Tout en déclarant que les propositions de Mgr Satolli «livrées mal à propos à la publicité » avaient été « formulées par le délégué lui-même », ce qui indiquait clairement que ie Pape n’entendait pas en être responsable, Léon XIII s'applique à défendre son représentant contre l'imputation d’avoir voulu déroger en quoi que ce soit aux décrets du concile de Baltimore. Puis il déclare de nouveau que «l'on doit fidèlement observer les décrets que, conformément aux déclarations du Saint-Siège, les conciles de Baltimore ont formulés touchant les écoles paroissiaies, ainsi que Lout ce qui a été prescrit touchant la même question par les pontifes romains, soit directement, soit par les SS. Congrégations. »
Cette lettre de Léon XIII a heureusement clos le débat. Il n'a plus été sérieusement question de généraliser
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