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le plan de Faribault. Mgr Ireland, il est vrai, a écrit à l'Univers, de Paris, quelques mois après, qu'il « s'occupait d'étendre le système à quelques autres paroisses de son diocèse », mais le mouvement vers cette solution du problème scolaire n’a plus eu le moindre caractère général. Peut-être le désir de recourir à quelque compromis de ce genre existe-t-il encore au fond de certains cœurs, mais, sur ce coin du chamd de bataille, le libéralisme a dû baisser pavillon devant la doctrine catholique intégrale.
Maintenant, que vont faire les catholiques des États- Unis ? Existe-t-il quelque espoir pour eux d'arriver à une transaction acceptable ?
Je ne ie crois pas. Ils osent à peine se plaindre de l'injustice à laquelle ils sont soumis. L’American Catholic Quarterly Review disait en 1888 :
« Les catholiques, il est vrai, doivent contribuer au soutien des écoles publiques dont ils ne se servent pas, mais ils s'y soumettent comme à une chose inévitable. C'est injuste... et l'injustice passe presque inaperçue (4). »
Quelques années auparavant, M. J.-G. Shea avait écrit dans la même revue : |
« Les esprits de nos concitoyens sont tellement faussés et prévenus sur cette question des écoles, que nou:, catholiques, nous préférons souffrir le tort d'être taxés pour des écoles qui sont aussi protestantes qu'une église protestante, et auxquelles nous ne pouvons pas, en conscience, envoyer nos enfanis ;