‹ La Sobriété, conseils pours vivre long-tempsChapitre 15 sur 42 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

|ggïïg">sçgsl l n'y a aucun lieu de douter, par lout ce ™l que nous avons dit jusqu'ici , que les aliments végétaux ne soient le seul genre de nourriture qui convienne à la santé. 1 Cependant telle est l'indifférence de la plupart des hommes pour les choses mêmes qui intéressent le plus leur propre conservation ; tel est l'ascendant que les sens conservent sur la raison, qu'on ne craint point de se livrer avec excès à l'usage du vin, de la viande et des plus pernicieux aliments.

Cet abus m'a toujours paru d'une conséquence si dangereuse pour la société, il a fait de si grands progrès, que j'ai cru devoir le combattre par toutes les raisons que m'ont suggérées les faibles lumières que j'ai acquises par l'expérience, par l'étude de la nature et par la fréquentation des grands hommes. Et, comme le fruit de mon zèle a mérité le suffrage de quelques médecins éclaires, je me suis déterminé à faire part de mes réflexions au public et à exposer les motifs qui me portent à croire que le régime de Py-

86 Le régime de Pythagore.

thagore est bon et sain par lui-même, et entièrement conforme aux règles les plus exactes de la médecine.

Je dis plus : il est propre à satisfaire notre goût d'une manière délicate, agréable et même recherchée, si, par un choix autant curieux qu'utile, on veut donner ses soins à la culture des meilleurs aliments frais végétaux, à laquelle la fertilité et la disposition naturelle de nos campagnes semblent nous inviter.

J'ai eu également en vue de prouver que Pythagore, auteur du régime frais végétal, fut grand physicien, grand médecin, et qu'il réunit toutes les qualités d'un homme poli et d'un philosophe aimable ; que ce n'est point par extravagance, ni par aucun motif de superstition, qu'il proposa son système, puisqu'il ne se faisait point scrupule de le varier, selon les occasions, par le mélange de quelques aliments animaux, mais uniquement dans la vue de rendre les hommes heureux, en leur prescrivant les moyens d'acquérir la santé, de la conserver, et de régler leurs mœurs par le secours de la tempérance.

Mon but enfin a été de démontrer que ce régime, considéré comme faisant partie de la médecine, est très propre à prévenir, à guérir ou du moins à adoucir certaines infirmités, souvent très fâcheuses et très rebelles, ainsi qu'on peut en juger par l'expérience qui en a été faite de nos jours, depuis qu'il a été remis en usage.

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