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CHAPITRE II

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■ damne aux plus graves indispositions.

Celles qui ont lu ce traité, séduites par les avantages de la tempérance, mettent en pratique mes conseils, et l'expérience leur en fait reconnaître toute l'utilité. Je voudrais également venir en aide aux personnes dont la constitution est robuste, mais qui, se fiant à leur vigoureuse santé, vivent dans le désordre et, à peine arrivées à 60 ans, sont en proie à la goutte, à des douleurs de coté, d'estomac ou à d'autres maux que l'habitude de la vie sobre leur épargnerait. Aussi la plupart meureni-ellcs avant d'atteindre 80 ans, au lieu de pousser jusqu'à 100 ans, terme ordinaire que la nature assigne à ses enfants. La nature, mère excellente, voudrait, on peut le croire, que chacun, parvenant à ce terme, pût jouir de la s

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' divers âges.; mais les deux ont une influence singulière sur notre naissance, et principalement sur les qualités bonnes ou mauvaises de notre constitution. La nature ne peut contre-balancer cette influence, mais elle espère que l'homme, doué, en naissant, d'intelligence et de raison, saura, par son adresse personnelle, vaincre l'opposition des cieux, et triomphant d'une constitution débile, grâce à la vie sobre, jouira d'une longue vie et d'une parfaite santé. Il n'est pas douteux que l'homme, par sa prudence, ne puisse se soustraire en partie à l'arrêt fatal des cieux ; car, dit-on communément, si le ciel influence, il ne violente pas. Aussi les savants ont-ils prétendu que le sage triomphe des astres.

Je naquis avec un caractère tellement irritable qu'on ne pouvait vivre avec moi. Je m'aperçus de cette disposition funeste, et je reconnus que la colère est une folie momentanée. Je résolus donc d'employer toute ma raison à m'affranchir d'un si triste défaut, et je réussis assez bien pour n'y plus retomber que très rarement. Ainsi l'individu né avec une constitution défectueuse, s'il appelle à son secours la raison et la sobriété, peut vivre de longues années bien portant. Je raconte là mon histoire. Venu au monde avec la plus déplorable constitution, je ne paraissais pas devoir dépasser la quarantaine, et me voici arrivé à l'âge de 86 ans, plein de santé et d'entrain.

Que dis-je ? Sans les longues et cruelles maladies qui m'affaiblirent dans ma jeunesse et m'enlevèrent une partie de l'humide radical qui ne se recouvre pas, j'espérerais atteindre le terme de 100 ans; maislj

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raison m'apprend que c'est chose impossible, et je m'y résigne, heureux d'avoir vécu 40 ans de plus que je ne devais m'y attendre et, tout vieux que je suis, de posséder dans leur intégrité tous mes sens, et même les dents, la voix, la mémoire et le sentiment. Mon esprit aussi a plus de vivacité que jamais, et le long âge ne lui a rien enlevé de sa vigueur. Et d'où vient cette précieuse faculté ? C'est qu'avec les années je renchéris sur la règle que prescrit la vie sobre et que je diminue la quantité de mes aliments et de ma boisson. Et, de fait, cette diminution est nécessaire : elle aide du moins à prolonger l'existence, puisqu'on ne peut vivre toujours. L'homme, sur la fin de ses jours, est réduit à ne plus manger; il digère avec peine un jaune d'œuf dans sa journée, et il meurt par dissolution, sans maux ni souffrances, comme il m'arrivera.

N'est-ce pas là une fin très désirable ? Eh bien î elle est réservée à tous ceux qui mèneront une vie sobre, quelle que soit leur condition, leur taille, car nous appartenons tous à une même espèce et nous sommes tous formés des quatre éléments.

L'homme donc qui attache le plus grand prix à vivre longtemps et bien portant est tenu de ne rien négliger pour conserver la vie ; mais, s'il n'a pas recours à la sobriété, qu'il ne se promette pas cet heureux résultat. Peut-être a-t-il entendu dire que, sans s'astreindre à ce régime sévère, certaines gens ont vécu jusqu'à 100 ans, jouissant de la meilleure santé, mangeant copieusement de tous mets et buvant de Cornaro. 8

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tous vins. Peut-être se flatte-t-il aussi d'une destinée semblable. En cela il se fait doublement illusion. D'abord, qu'il se persuade bien que, sur cent mille individus, il n'en naît pas plus d'un ainsi privilégié. Qu'il sache bien ensuite que, le plus souvent, ces favoris de la nature tombent malades et succombent à leur maladie, et que jamais ils ne sont assurés de mourir sans maladie ni infirmité. Le meilleur parti à prendre est donc, passé 40 ans, d'adopter le régime de la vie sobre, si aisé à suivre. Que de gens, en effet, ont pratiqué et pratiquent ce régime. N'estil pas d'une extraordinaire simplicité ? Il exige uniquement qu'on observe ces deux règles de la qualité -et de la quantité. La première prescrit de ne pas manger de mets et de ne pas boire de vins contraires à son estomac. La seconde veut qu'on mange et boive seulement ce que l'estomac peut facilement digérer.

Or, parvenu à l'âge de 40, 5 o ou 60 ans, l'homme, pour peu qu'il se soit étudié, connaît la qualité et quantité des mets et boissons qui lui conviennent, et s'il obéit à ces utiles indications, menant une vie sobre et réglée, il en retire les plus grands avantages. Il s'opère entre ses humeurs une liaison et une harmonie telles, que désormais elles ne peuvent plus être troublées ni altérées par aucun excès de froid, de chaleur, de fatigue, de veille ou autre, à moins qu'il ne soit poussé à l'extrême, et l'équilibre des humeurs prévient toute cause de fièvre d'où résulte la mort prématurée. Au contraire, la désobéissance aux règles de la tempérance amène des désordres de toute sorte, et chacun de ces désordres met en péril de maladie et

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de mort. Pour l'homme tempérant, s'il commet quelque excès différent de la gourmandise, il s'en ressent tout au plus un jour ou deux, il est même exempt de fièvre, sinon quand elle est provoquée par les révolutions des cieux. Mais ni les cieux ni les désordres d'aucun genre ne peuvent altérer les humeurs du zélé sectateur de la sobriété ; et quoi de plus naturel, puisque les deux excès naissant de la gourmandise attaquent l'intérieur du corps, tandis que l'action des autres se borne à la surface ? On voit, il est vrai, des vieillards très sensuels prétendre que ni la quantité ni la qualité des mets, ni les vins ne nuisent à leur estomac, et qu'ainsi ils mangent et boivent copieusement et indifféremment de toute chose, n'ayant jamais senti même la place de leur estomac. On répond à ces vieillards que leur assertion est contraire à la nature, car tout être naissant avec une complexion chaude, froide ou' tempérée , il est impossible que les metschauds, froids ou tempérés réussissent aux individus d'un tempérament chaud, froid ou tempéré. En outre, ces vieillards intempérants ne sauraient nier que parfois ils rie tombent malades et qu'alors ils ne se guérissent au moyen de purgatifs et d'une diète sévère. Que prouve cela ? C'est que leur mal résulte d'une réplétion produite par des mets trop copieux et contraires à leur estomac. D'autres gens soutiennent qu'il leur est nécessaire de manger et de boire beaucoup, afin de soutenir leur chaleur naturelle, qui diminue avec le progrès des années, et affirment que, s'ils vivaient sobrement, ils ne tarderaient pas à mourir. On répond à cela que la nature, voulant que le vieil-

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lard puisse se conserver, le dispose de façon que peu de nourriture lui suffit pour vivre. Une nourriture trop abondante ne saurait être digérée par le vieillard, dont l'estomac aussi est vieilli et impuissant ; peut-il craindre alors de mourir en mangeant très peu, puisqu'en mangeant peu, quand il est malade, il se rétablit aisément ? Si donc, avec une petite quantité d'aliments, il revient à la santé, comment, lorsqu'il est bien portant, s'il mange davantage (ce qu'autorise la règle de la vie sobre), redouterait-il de ne pouvoir conserver la vie ? D'autres prétendent qu'il leur est moins pénible de supporter trois ou quatre fois par an leurs douleurs habituelles de goutte, de catarrhe ou autres que de souffrir toute l'année, faute de contenter leur gourmandise, puisqu'ils ont la certitude de se guérir au moyen de la diète simple. On répond à ceux-ci que, avec l'accroissement des années et la diminution de la chaleur naturelle, la diète ne peut avoir toujours une vertu assez grande pour balancer la gravité du désordre causé par la réplétion, et qu'ils doivent nécessairement succomber à leurs maux. D'autres soutiennent qu'il vaut mieux vivre dix ans de moins que se priver de satisfaire sa gourmandise. A ceux-ci on répond que les hommes doués d'une belle intelligence doivent désirer beaucoup de vivre longtemps, mais qu'il est peu regrettable que les autres ne le désirent pas, puisqu'ils font vilaine figure dans le monde et qu'on perd médiocrement à leur mort ; c'est une calamité, au contraire, de voir mourir jeunes des hommes d'un esprit éminent, car si l'un est cardinal, passé quatre-vingts ans il peut devenir pape;

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s'il appartient à une république, être appelé à la gouverner ; s'il est homme de lettres, recevoir, comme un dieu sur la terre, les hommages du monde. J'en dirai autant de tous les esprits supérieurs dans les professions libérales.

D'autres encore sont tellement ennemis de la sobriété qu'ils cherchent à tout prix un remède qui leur permette de mener sans danger une vie déréglée, et ils trouvent des alchimistes pour leur promettre ce remède, or potable ou élixir de vie, qui doit, devenus vieux, leur conserver jeunesse et santé. Qu'arrivet-il? C'est qu'ils achèvent de s'abîmer la santé avec ces drogues payées au poids de l'or, sans réfléchir que, s'il existait de pareils remèdes, les plus puissants personnages ne manqueraient pas de s'en servir, et que, dans le temps passé , les plus grands empereurs les auraient accueillis avec empressement. Mais jamais on n'a vu réussir ces inventions et remèdes surnaturels, et si les remèdes naturels et francs, comme la diète tt la sobriété, sont impuissants à conserver la vie d'un vieillard, comment supposer qu'un moyen artificiel rende la jeunesse?

Il en est d'autres qui, loin de se restreindre sur la quantité de nourriture, lorsque l'âge affaiblit la puissance de leur estomac, croient devoir manger davantage : jadis ils faisaient deux repas par jour, ils n'en font plus qu'un maintenant, mais y mangent plus du double. Ils s'imaginent que, grâce au long intervalle qui s'écoule entre deux repas, leur estomac pourra mieux digérer l'énorme quantité de mets qu'ils engloutissent. Il n'en est rien : bientôt leur estomac

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souffre, languit, surchargé d'aliments qui se convertissent en humeurs pernicieuses, et ils meurent prématurément. Pour moi, jamais je n'ai vu vivre longtemps un individu adonné à un régime si meurtrier. Le régime inverse au contraire prolongerait leur existence. Le vieillard devrait d'abord diminuer la quantité de ses aliments, puis la répartir en plusieurs repas nécessairement très légers. En effet, comme son estomac ne peut digérer qu'une petite quantité d'aliments, il doit se rapprocher de plus en plus du régime suivi par l'enfant.

D'autres prétendent que la sobriété peut bien conserver à l'homme la santé, mais qu'elle ne saurait prolonger son existence. Et pourquoi ? n'a-t-on pas vu dans le temps passé maintes gens la prolonger ainsi, et ne suis-je pas un exemple qu'on peut encore la prolonger de cette façon ? En tout cas, la sobriété n'abrège pas la vie comme l'abrège la maladie, et, pour conserver l'humide radical, mieux vaut vivre bien portant que souvent malade. Concluons donc que la sobriété est la véritable mère de la santé et qu'elle assure la durée de la vie.

O divine sobriété, si utile aux hommes en prolongeant leur existence, tu acccrois les progrès de leur raison, ce patrimoine précieux, et tu leur fais rejeter les fruits amers de la Mensualité, c'est-à-dire les passions et les agitations humaines. Que dis-je ? tu les délivres aussi de l'effroyable pensée de la mort. Oh ! que moi, ton disciple dévoué, je te suis redevable, puisque, grâce à toi, je jouis de l'aspect de cet univers si beau, si merveilleux ! non, jamais dans le cours de

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ma jeunesse déréglée, affolée de plaisirs, jamais je n'ai goûté le bonheur de vivre comme aujourd'hui ! Et cependant je n'épargnais ni soins ni dépenses, maistous les plaisirs me paraissaient vains, remplis de déceptions et de désagréments. O vie vraiment heureuse, outre tant de faveurs que tu accordes à ton vieillard bien-aimé, tu donnes à son estomac une telle perfection qu'il trouve aujourd'hui le pain sec plus délicieux qu'il ne trouvait jadis les mets les plus délicats, et d'où vient cela? C'est que la raison, qui réside en toi, lui persuade que le pain est le mets le plus convenable pour l'homme, quand l'appétit le désire. Or, menant une vie sobre, l'appétit ne lui fait jamais défaut, car son estomac peu chargé, après un court intervalle, est encore disposé à recevoir des aliments. La nature, si affectueuse, si bonne pour son vieillard favori, veille à ce que peu d'aliments suffisent à le conserver. Elle lui démontre que, pour les digérer plus aisément, il doit en faire quatre parts et ainsi manger quatre fois dans la journée, tandis que jeune il se bornait à deux repas. Tu n'as pas de disciple plus docile que moi. Aussi mes esprits, qui ne sont pas accablés par une nourriture abondante, mais seulement entretenus, toujours dispos, redoublent d'activité quand je sors de table. Alors il m'est nécessaire de chanter, puis d'écrire, et jamais cet exer- , ci ce ne m'a incommodé. Jamais mon intelligence n'est plus nette que dans ce moment. Après avoir mangé, je n'ai pas besoin de céder au sommeil, car je prends si peu de nourriture que mon estomac ne saurait envoyer de vapeurs à ma tête.

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Manger peu est donc très avantageux au vieillard î Pénétré de cette vérité, je ne mange qu'autant qu'il faut pour vivre, et voici quels sont mes aliments : pain, panade ou léger bouillon avec un œuf ou autres bons petits potages ; en viande, chair de veau, de chevreau, de mouton, poulets, perdreaux, grives ou autre gibier ; en poissons de mer ou de rivière, dorade, brochet et autres. Tous ces mets conviennent à un vieillard ; il doit se contenter de ceux-ci et n'en pas réclamer d'autres. Le vieillard à qui sa fortune ne permet pas une cuisine semblable aura pour se soutenir le pain, la panade et un œuf. Et réellement ces mets simples ne peuvent manquer aux plus pauvres, excepté peut-être à des mendiants ou à de mauvais drôles. Mais on s'inquiète peu de ces misérables, car leur triste situation ne résulte que de leur fainéantise, et le monde, souillé de leur présence, les aime mieux morts que vivants. Pour le pauvre, honnête homme, ne mangeât-il que du pain, de la panade et un œuf, il ne doit point dépasser la limite convenable à son estomac. Quelle différence éclate entre les résultats de la sobriété et de l'intempérance ! L'une donne la santé et prolonge la vie ; l'autre amène une mort précoce après de nombreuses et cruelles maladies. On le voit donc, la vie déréglée est misérable O vie infortunée, fatale ennemie des hommes, qui ne sais que tuer ceux qui t'embrassent, que de parents, que d'amis tendrement chéris tu m'as enlevés ! Je jouirais aujourd'hui de leur affection, mais ils n'ont pas cru mes sages conseils, et tu as causé leur mort. Pour moi, malgré tous tes efforts pour me perdre, je suis vivant

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et parvenu à un âge si avancé que je me vois entouré de onze petits-fils brillants de santé, d'intelligence et de vertu. Pourtant, si j'avais écouté tes séductions perfides, je serais privé de leur vue, de leur douce affection !

Posséderais-je encore ces habitations si charmantes, si commodes, qui s'élèvent comme un enchantement au milieu de délicieux jardins ? Tandis que tes sectateurs meurent sous tes coups avant de terminer leurs constructions et les plantations de leurs jardins, moi, depuis de longues années, je jouis pleinement de l'agrément de mes demeures et de la beauté de mes ombrages. Si le monde se laisse corrompre par le vice funeste qui le flatte en l'empoisonnant, je veux, moi, le prémunir contre tes caresses coupables, et, pour te préparer des ennemis, j'instruis mes onze petits-fils à te connaître pour te fuir et pour inspirer, après moi, à tous les hommes, la haine de leur mortelle ennemie.

Une chose m'étonne toujours : c'est que les hommes doués d'une belle intelligence, et il en est beaucoup, parvenus à une haute illustration dans les lettres, les sciences ou les arts, n'embrassent pas la vie sobre, du moins arrivés à l'âge de cinquante ou soixante ans, alors qu'ils commencent à se ressentir de quelque infirmité ; la tempérance les en délivrerait bientôt, tandis qu'en la laissant s'invétérer ils la rendent incurable. Les jeunes gens dédaignent la sobriété, et je n'en suis pas surpris : la sensualité gouverne leur vie ; mais, passé cinquante ans, la raison devrait reprendre l'empire et leur enseigner que la satisfaction dépravée

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de la gourmandise a pour résultat de provoquer la maladie et la mort. Si du moins ce plaisir du goût était durable, on concevrait qu'on prît sa défense ; mais on le sent à peine qu'il est déjà passé, tandis que les infirmités qu'il enfante sont très longues. L'homme sobre, au contraire, n'est-il pas heureux d'être assuré que les aliments qu'il a pris le maintiendront bien portant et que jamais ils ne seront pour lui la source d'aucun mal ?

Je termine ici le complément que je voulais donner à mon Traité de la sobriété. Il est court, il est vrai, mais s'appuie sur ^'autres arguments. D'ailleurs un long commentaire est lu de peu de monde, et je désire que beaucoup de gens lisent celui-ci et en retirent un profit durable.

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