‹ La Sobriété, conseils pours vivre long-tempsChapitre 8 sur 42 · Aretée, liv. I, chap · texte numérisé non relu

Aretée, liv. I, chap

4. Galien, De la méthode thérapeutique a Glaucon, livre II, chap. xii (Œuvres, trad. par Dàremberg, tome II, p. 781. Paris. i856).

Dans la santé et dans la maladie. 6j

maladie, ayant observé qu'elle était presque inconnue dans les climats les plus méridionaux de l'Europe, et surtout dans les pays où Ton vivait de laitage, et qu'elle était au contraire fort commune à Alexandrie, en attribue la cause avec raison à la nourriture de ce peuple, qui consistait en légumes secs de la plus mauvaise espèce, en pâtes, en fromages secs, en poissons, colimaçons, serpents, en chair d'âne, de chameau, et généralement toutes sortes de viandes salées. A quoi il faut ajouter que les riches de ce pays-là avaient chez eux des endroits destinés à conserver et à purifier l'eau du Nil, au lieu que le peuple était obligé de la boire toute bourbeuse. D'ailleurs le terrain y étant aride et salé, les herbages n'y pouvaient être arrosés qu'avec beaucoup de soin et de dépense * ; toutes ces raisons doivent nous persuader que Téléphantiasis n'était produite que par une longue abstinence de végétaux frais.

On peut juger de là combien convenait à cette maladie la méthode de Démocrite, qui consistait dans une simple décoction d'herbes1; ou celle de Celse8, dans la privation de tout ce qui est gras et glutineux et capable de gonfler, c'est-à-dire dur et difficile à se diviser, qualités précisément opposées à celles du régime végétal; ou bien celle d'Aretée4, dans les fruits fraîchement cueillis des arbres, avec quelques herbes ou racines, et une copieuse dose de lait pur ou mêlé

i. Alpini, De Medic. ^Egypt., p. 16.

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