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LE PARTI SOCIALISTE I

De même, en Saône-et-Loire, dans l'Aveyron, dans la Somme.

L'Action libérale et le catholique M. Piou ont assuré, dans la Lozère, l'élection du banquier juif L.-L. Dreyfus, principal actionnaire et candidat xe VHumanité ; soutenu, dans le Var, la candidai,ure de M. Renaudel, administrateur de l'Humalité.

Le multimillionnaire, le « capitaliste afiaxxieur » L.-L. Dreyfus, était le type des Prolétaires aux mains calleuses que poussent dans la po- -itique les meneurs de la Sociale. Le millionnaire Mille, à Moulins, le millionnaire Bouisson à Marseille, ont acheté comptant l'investiture collectiviste révolutionnaire aux guichets de M. Jaurès. Les millionnaires forment ainsi l'état-major de 1 1 Section française de V Internationale ouvrière ; f. les élus qui ne sont pas millionnaires avant d'entrer au Parlement le deviennent promptement après...

L'élection « socialiste » de Marseille, entre autres, était ainsi jugée dans la Guerre Sociale (unifiée) du 13 avril 1909 :

Il y a un mois, le millionnaire M. Bouisson se portait comme candidat socialiste indépendant à Marseille contre le candidat socialiste unifié, le citoyen Crémieux.

i: Humanité le traîna dans la boue-..

Il y a huit jours, la môme ThunarUtè, Jounial officiel quotidien des Unifiés parlementaires, nous apprenait triomphalement, en première page, que le

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citoyen Bouisson venait d'adhérer au Parti, où la section de Marseille l'avait admis à la quasi unanimité.

Non unifié, il y a un mois, il n'était bon ni à rôtir, ni à bouillir.

Unifié aujourd'hui, c'est un bon citoyen, digne de l'estime de tous les unifiés.

Le millionnaire avait acheté l'estampille, l'investiture, le mandat législatif, aux guichets de la maison Jaurès, comme M. L.-L. Dreyfus pour Florac.

Aux élections générales de 1910, M. Jaurès était battu à Carmaux comme il l'avait été aux élections de 1906. Il n'a jamais tenu son mandat que de la fraude.

En 1906, son nom était sorti des urnes après l'expulsion des électeurs, derrière un rempart de baïonnettes et par les soins du commissaire « spécial » de police Simon.

En 1910, la farce fut d'une autre sorte. Au premier tour (24 avril), M. Jaurès était battu par le radical Rigaud. Le second tour avait lieu le 8 mai. Entre les deux scrutins, 'le l^"" mai s'annonçait comme une journée d'émeute ; la G. G. T. et la Guerre Sociale organisaient une manifestation gigantesque et violente, h' Humanité traita avec le ministère de l'Intérieur ; elle contremanda la manifestation : « Camarades ! Evitons le massacre ! » Le l^"" mai se passa tranquillement ; le radical Rigaud se désista complaisamment : l'Intérieur y

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