LE PARTI SOCIALISTE I
avait pourvu. Et M. Jaurès reprit le mandat nécessaire à ses trahisons comme à ses chantages.
Le Parti socialiste unifié, avec M. Jaurès pour chef et Y Humanité pour organe, est simplement un rouage dans les combinaisons de la finance internationale et de la politique juive, contre la société française, contre la France.
L'Unité sôcialisie
Le 26 décembre 1913, sur le vote des deux douzièmes provisoires qui devaient permettre d'attendre le budget de 1914, le Parti socialiste « unifié » s'est divisé : treize anciens guesdistes ont voté contre, tandis que la bande Jaurès votait pour (scrutin rectifié au Journal officiel du 28 décembre).
Les journaux de Paris ont découvert, à cette occasion, que l'unité socialiste était une farce.
Elle a toujours été une farce.
UHumanité a pour directeur politique M. Jaurès, et pour secrétaires de rédaction MM. Dubreuilh et Lucien Roland, guesdites.
M. Dubreuilh avait été secrétaire de la rédaction du Petit Sou, qui dénonça toute une année, avec documents à l'appui, les vols, les chantages fructueux, les trafics honteux, les machinations ignobles ou meurtrières du « camarade » Jaurès (notamment : le vol de la souscription du Greu-
sot, le sweating System des Cent Mille Paletots, les pots-de-vin du Gaz, l'affaire du Pavage en verre, le chantage des Brasseries parisiennes, une dizaine de faux, le « coup » vies Asssurances américaines, etc.)-
M. Lucien Roland était le candidat du parti socialiste contre le banquier Dreyfus, spéculateur en blés russes, à qui MM. Jaurès et de Pressensé vendirent un siège législatif dans la Lozère et des privilèges télégraphiques scandaleux pour ses coups de Bourse.
C'est M. Lucien Roland qui sténographiait ainsi les tintamarresques harangues de M. Jaurès, le Mirabeau de bazar :
Idéal ! citoyens 1 lumière ! humanité ! L'orage, les éclairs, la flamme, le simoun ! Franchise ! nègre blanc 1 immense loyauté ! Raflafla ! badaboum ! rataplan I zim boum boum I Le néant, le progrès ! nuages éthérés ! Plutarque ! Karl Marx ! Michelet ! Chantaboum ! Electeurs, décorés I Nous mangeons des curés ! Raflafla ! badaboum ! rataplan ! zim boum boum !
En revanche, M. Jaurès faisait accuser tous les jours, dans la Petite République socialiste, MM. Guesde, Vaillant, Dubreuil, Roland, Bracke, Sembat et leurs amis d'être stipendiés par les Jésuites et par le Roy.
M. Bracke composait une brochure entière avec rénumération d'une partie des faux de M. Jaurès, que le Socialiste et le Petit Sou nommaient « Es-
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cobar, entretenu de Monaco, mangeur de Fonds secrets ».
Unifiés dans le même groupe parlementaire et collaborant au même journal, ces hommes n'ont pu oublier les anciennes haines. Ils se jouent mutuellement des tours pendables.
Dans toutes les conjonctures importantes, le Parti soi-disant unifié s'est scindé en deux ou trois morceaux : les uns votant pour, d'autres votant contre, les autres s'abstenant.
Et dans leurs Congrès, ils s'excommunient.
Ont été exclus du Parti dans 'la précédente législature, les citoyens Merle, Goûtant, Devèze, Fournier, Pastre, députés ; Paul Brousse, Heppenheimer.
Exclus dans cette législature, les citoyens J.-L. Breton, E. Faure, Selle, Molle, Roux-Costadau, Lagrosillère, Willm, députés.
Mis « en congé » (car on n'exclut pas de si gros personnages), les citoyens Millerand, Briand, Viviani, Augagneur.
M. Pierre Myrens exécute, dans le Réveil de Boulogne, M. Gustave Hervé, qui l'exécute dans la Guerre Sociale (décembre 1913).
M. Jaurès insulte en allemand dans la Berliner Tageblatt et en français dans VHumanité M. Briand : « Aventurier en déconfiture, Morny de la grève générale, Renégat ».
Feu Paul Lafargue et M. Jaurès échangeaient des injures dans VHumanité même (juin 1911).
Au Gongrès socialiste de 1910 (séance du 16
juillet) les guesdites convainquirent 'Iq faux lev.rs collaborateurs jaurèsistes de XHumanité, et M. Bracke gifla vigoureusement M. Jaurès (très entraîné à ce sport depuis les soufflets que lui administra le comte de Bernis à la tribune de la Chambre).
En 1913, le ciloycn et la citoyenne Gambier dénoncent, dans la Lutte de classe, les gabegies financières du Parti et de VHitmanité. Ils sont aussitôt excommuniés comme « traîtres » par le Conseil national et par la Fédération de la Seine. Les rédacteurs de la Lutte de classe (Allemane, Chauvin, Maranges) qui réclament un droit de contrôle sur l'état-major de la Sociale sont, à leur tour, menacés d'anathème et de « suspension ». Le Congrès d'Amiens confirme l'exclusion des époux Cambier.
Quand M. Jaurès défendait, dans VHumanitè, le projet d'impôt sur le revenu de M. Gaillaux, M. Bracke démontrait à la même place que ce projet n'avait ni queue ni tête.
Quand fut demandée l'enquête sur l'achat par M. Gérault-Richard du siège législatif de la Guadeloupe, 4 socialistes votèrent contre, 38 votèrent pour, 31 se réfugièrent dans l'abstention.
Au Congrès de la Fédération de la Seine de 1908, un citoyen Marins André fut excommunié parce qu'il avait dîné, dans un banquet, avec M. Noblemaire, directeur du P.-L.M. Mais la même Fédération de la Seine avait admis que M. Jaurès fît ripaille avec le roi et la reine d'Ita-
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lie, pour célébrer les fusillades de Milan.
A Toulouse, M. Jaurès collabore régulièrement à la Dépêche radicale, bourgeoise, payant bien, et refuse sa collaboration au Midi Socialiste, orthodoxe mais pauvre. Et le Midi Socialiste reproche aux socialistes jaurèsistes d'avoir favorisé l'élection du radical Sarraut, co-directeur de la Dépêche, dans l'Aude, contre le socialiste Ferroul, pour des raisons sonnantes.
Sur l'augmentation de l'indemnité parlementaire, sur le premier projet d'impôt sur le revenu, sur le système des retraites ouvrières, la moitié des socialistes « unifiés », votait dans un sens, l'autre moitié votait dans le sens contraire.
Même désaccord sur l'augmentation de la solde des officiers, sur les retraites des ouvriers mineurs, sur l'aministie des néo-malthusiens (19 pour, 46 contre, 2 abstentions).
Une partie des socialistes unifiés dénoncent la Franc-Maçonnerie comme une congrégation bourgeoise, exploiteuse, ennemie du prolétariat. Les autres « unifiés » sont francs-maçons.
Une partie des socialistes unifiés regardent l'anti-cléricalisme comme un hors-d'œuvre ou comme une déviation funeste de la polémique. Les autres sont anti-cléricaux forcenés.
Au congrès d'Amiens (janvier 1914), les opinions les plus opposées sont affirmées sur la tactique électorale et sur l'alliance avec les radicaux ; M. Delory revendique le droit, pour les socialistes du Nord, de « marcher avec l'abbé Le-
mire, clérical et partisan du service militaire de trois ans ». Les Fédérations veulent rester libres de leurs alliances, selon Vintérêt du lieu et du moment^ c'est-à-dire selon le plus bas « opportunisme ». Le congrès ratifie leur vœu.
M. Jaurès tâche de concilier ces contradictions en professant lui-même successivement ou même simultanément les doctrines opposées.
Anticlérical furieux à Paris, clérical pratiquant à Toulouse et dans le Tarn, patriote dans la Dépêche, anti-patriote dans VHumanité, votant à la Chambre les projets de retraites ouvrières qu'il a flétris dans les meetings comme des escroqueries et des « Panamas », accordant ou refusant au ministère les Fonds secrets selon qu'il y participe ou que le ministre les lui coupe, hurlant Vive la Commune ! au Mur des Fédérés quand il est dans l'opposition et soutenant le fusilleur des Fédérés au pouvoir quand on l'invite à l'Elysée, il utilise VHumanité, la Dépêche, la Berliner Tageblatt, les réunions publiques et la tribune parlementaire pour faire dans le même temps des déclarations et des manifestations inconciliables, dont il se réclamera plus tard suivant l'occasion.
Cependant le Congrès d'Amiens s'achève par une scission : M. Allemane et ses amis déchirent le pacte de 1905 pour reconstituer le Parti ouvrier; ils dénoncent la bande Jaurès comme « une oligarchie odieuse, un vaste syndicat d'appétits ».
«L'Humanité 9
Journal officiel du Parti socialiste
Les citoyens qui n'ont jamais lu V Humanité croient que le journal officiel du Parti socialiste est destiné à l'éducation du peuple.
En effet, M. Jaurès y a ouvert un « cours de spéculation à la Bourse » {La Bourse ; les Actions ; les obligations ; la Cote des valeurs. Comment on fait une émission, etc.). Ce cours est naturellement confié à un camarade Lévy.
M. Jaurès y a ouvert également un cours de Fornication qui débutait en ces termes [Humanité, 24 septembre 1913) :
L'amour n'est pas un privilège de l'espèce humaine.
L'immense majorité des êtres vivants... ont comme nous une vie sexuelle : ils se reproduisent par la fécondation du mâle "par la femelle.
Cette doctrine invertie paraît venir de Berlin, avec les subsides du Parti.
En réalité, VHumanité est un redoutable instrument de trahisons et de chantages.
Elle a été fondée en 1904, au capital de 780.000 francs ; les statuts sociaux, déposés aux minutes de M^ Lavoignat, notaire, ont été publiés dans les Petites Affiches du 5 mai 1904.
Les traits essentiels en étaient : que le capital argent devait prélever avant tout un intérêt de 6 % ; que M. Jaurès recevait, pour avoir fourni le titre (inexistant) du journal, un pot-de-vin personnel de 390.000 francs ; et que les actionnaires étaient douze Juifs, représentant les douze tribus d'Israël : MM. Lévy-Briihl (prêt^-nom de Rothschild), Lévy-Brahm, Dreyfus, Ely Rodrigues, Léon Picard, Salomon Reinach, André Blum, Rouff, Casewitz, P. Dreyfus, Herr, Sachs. Il y avait même un treizième à la douzaine, M. Pontremoli, qui ne « marchait » que pour 300 francs : le pauvre du ghetto.
Depuis 1904, le capital initial a été dévoré bien des fois. « Il me faut la vie large ! » avait déclaré M. Jaurès. Les Juifs et les Allemands ont dû l'arroser souvent.
Pour dissimuler les arrivages de subsides inavouables, on a reconstitué la Société, on a émis des actions « ouvrières », fait appel aux souscriptions « ouvrières », battu la caisse dans les meetings et tendu la sébile à la porte des réunions. Le Juif Glaretie-Veil, qui dirigeait la Comédie- Française pour le compte d'Israël, a même obligé ses pensionnaires à donner des représentations au