ASIE
Premiers Jours 838
l'ami du Comte d’Oultremont.
La circonstance parut comme ménagée par la i
Providence pour tut naissant, Un igé par le R. 1
Huit ou dix jours plus tard le cardi ait l’heureux succès de sa dé
mois de là, Mgr F ioramonti,
ienveillance et d’encouragements.
La Communauté grandissait, il devenait nécessaire qu'elle prit une exi i
il était difficile à la F ‘uvre à Paris, où elle famille ; d'autre Part, d
Au mois de décembre. la Mère Marie de Jésus était mise en relation, par une de c
alsacienne d'origine, avec Mgr R Strasbourg.
€s Compagnes, æss évêque de
er nnmanene or quant"
La Fondatrice et les Origines
venir s'établir dans sa ville épiscopale, lui promettant gracieusement aide et assistance. :
Aux derniers jours de janvier 1857, malgré l'hiver, la communauté quittait Paris pour l’Àlsace. Mgr Ræss fit aux Sœurs Réparatrices l'accueil le plus paternel et leur permit l’exposition du très Saint Sacrement, les dimanches et | les fêtes. Du haut de ce trône d’amour, le divin Roi appelait les âmes d'élite; et la Société de
arie-Réparatrice croissait én nombre et en ferveur. Mais là encore, à mesure que la bénédic- | tion de Dieu se faisait plus évidente, l’épreuve pour la Fonüdatrice se faisait plus dure. È
La conduite de Mme d'Hooghvorst était sévèrement jugée, et ses enfants avaient comme elle à en souffrir; aussi lui fallut-il redoubler | d'affection pour leur adoucir ce chagrin, pour garder sur eux son influence maternelle. Là même où ses intentions auraient dû être mieux connues, où l’on aurait pu la défendre, on la dé-
Sapprouvait, on la plaignait, on l’accusait on la condamnait. ;
place ils avaient toujours dans son cœur.
Si un jour, comme .nous l’espérons, l’histoire intime de la Mère Marie de Jésus est publiée dans son entier, on y verra quels trésors de tendresse, d'énergie, de patience, de piété, mais aussi de douleur, s’accumulaient dans ce cœur si aimant et si fort. Loin de:se plaindre à son tour, même
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dans le secret de ses confidences écrites, elle disait à son divin Consolate 1; : “Ahi Miitre! Je Sais pourquoi VOUS avez voulu me donner un
Cœur de mère, C’est Pour Gue je puisse sentir l’amertume de la Souffrance, jusque dans les “4 2 »”»
Seigneur, qui m’a tant donné.” È Ainsi les cris arrachés par le Martyre étaient un hymne de reconnaissance ; point de gémisse. ments, mais l’Aleluia. Du reste, Notre-Seigneur, ménageait à Marie de Jésus des heures de repos et de joie, Le rer Mai 1857, premier jour du mois e Marie, fut choisi Pour la vêture ; et comme signe de l'extension future de l’œuvre réparatrice, plusieurs nations s’y trouvaient représentées; Mère Marie de Jésus en éprouva une singulière consolation : “Nous étions onze à cette
8r Ræss présidait la cérémonie, à laquelle assistaient Je vicaire général, M. l’:bbé Rapp,
1. Aperçu sur La Jondation de La Société de Marie-Réparatrice et a: PTO8 Très jusqu'en 1869, p. 6. +
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na le voile à sa mère; et en recevant un don si désiré, d’une main si aimée, Marie de Jésus eut le sentiment qu’un jour cette chère enfant, elle aussi se consacrerait à Dieu, et s’appellerait du nom de son père, Marie de Saint-Victor. Ce père si généreux n’avait-il Pas promis qu’il solliciterait, dès son entrée au ciel, la grâce de l’immolation religieuse pour ses enfants ?
Jusque-là, Marie de Jésus s'était fait une loi de ne pas parler de cette vie religieuse à ses filles, ne voulant point suggérer une vocation que Dieu seul a le droit d’inspirer. Le lendemain, Olympe vint déclarer à sa mère que, dans un an, si la sainte Vierge le permettait, elle. demanderait à prendre ce voile béni; le rer mai 1858, sœur Marie de Saint-Victor obtenait cette grâce. “La joie de cette enfant, écrit son heureuse mère, me faisait du bien au cœur. Je la donnai à Jésus avec un très grand bonheur : c'était une fraîche fleur que je pouvais lui offrir, car le monde ne lavait ni ternie, ni touchée ”
Le 2 mai, Marie de Jésus et ses dix compagnes, parmi lesquelles trois sœurs coadjutrices, prononçÇaient leurs premiers vœux. Ce fut sœur Marie de Saint-Victor, en habits de novice, qui, par la main de l’évêque, présenta à sa mère et à toutes les autres le voile, le cœur et le crucifix, gages du sacrifice irrévocablement consommé.
Bien: formée à la meilleure école du renoncement, Marie de Saint-Victor sollicita, comme un privilège, de faire au moins six mois de noviciat loin de sa mère, faveur qui lui fut accordée ; mais l’état de sa santé la ramena un peu plus tôt à
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me coûtait cher, mais Jésus était là plus que jamais...”
Le jour de Noël suivant, Marguerite, sa seconde fille, entra dans sa chambre avec un visage préoccupé et sans dire une parole; mais à peine eut-elle entendu ces mots: “Que veux-tu mon enfant ?” qu’elle se jeta en pleurant dans les bras de sa mère et répondit: “Me donner à Dieu, rester avec vous et Olympe, ne plus voir le monde, s’il vous plait.”
Au commencement de janvier, elle remit à sa mère tous ses bijoux, avec prière de les distribuer Le 12'de ce mois, elle reçut le costume noir de postulante et fut admise, à sa grande joie, dans la Communauté. Ce fut aussi à la grande joie de sa mère, sur laquelle cette décision, très librement prise par. Marguerite, attira une nouvelle tempête qui assaillit son âme, sans toutefois la faire plier. ,
Du reste, à chaque tempête, comme nous l'avons remarqué déjà, Notre-Seigneur opposait quelque nouvelle preuve de son amour. Marie de Jésus trouva même alors des protecteurs, des défenseurs : elle les nomme dans son histoire intime, et, en tête de ses amis les plus fidèles, elle désigne son frère et sa belle-sœur, le comte et la comtesse Charles d'Oultremont. Non seulement M. Charles d'Oultremont se posa en avocat dévoué de sa sœur, mais il se fit encore son homme d’affaires, Ainsi Mère Marie de Jésus se vit com- Plètement déchargée de toute préoccupation du côté de sa fortune et du monde: selon son ex-
| pression, “l'orage même l'avait amenée au port [He désiré.” | Une de ses plus douces Consolations durant e- orage avait été Ja prise d’habit de sa chère petite } ge arguerite, le 19 mars 1860 : elle appela Marguene rite, Marie de Sainte-Julienne, en mémoire de sa on compatriote, la bienheureuse Julienne du Montas ornillon.
u, Pendant les difficultés que nous venons d’inn- diquer, Marie de Jésus avait eu recours au Cœur
; AU mois d'avril G É I année précédente, après avoir conduit e aux pieds de Notre-Dame-de-la-Garde ses trois a ères missionnaires du Maduré, elle était revenue à Paris par Toul
ouse, où elle voulait prendre le conseil du R. P. Studer.
4 ville, la Mère Marie >
assez grande, mais vieille et pauv | Sur la rue i
it fondée le 24 Septembre. Ia Notre-Seigneur Jui réservait la grâce de Connaître le R. P. Ginhac,
rieur de la résidence et mai
alors süpé.
tre des novices. ‘Dès