Extrait du Journal de la Montagne
[29 Nov. 179:3] SOCIÉTÉ DES JACOHIXS 539
cupc de dévoloppcr les principes de la morale et de la nalure. Il en l'ait liomnia"-e à la Société. Il s'élève des réclamations à cette occasion; quelques membres demandent que l'hommage soit accepté, attendu que, Paré étant bon patriote, il n'aurait pas présenté un ouvrage dont il ne serait i)as sûr. D'autres demandent que l'on passe à l'ordre du jour, motivé sur C(> ipi'il a tous les moyens nécessaires pour répandre un ouvrage patriotique. Sur la motion de Robespierre, une commission est nommée pour examiner l'ouvrage dont il s'agit. La Société passe ensuite à l'examen épuratif des membres des' Comités '. La Société a arrêté l'impression de la liste des membres qui seront admis ou rejetés*, (iuirant est nommé d'abord ; il passe sans réclamation. — Robespierre déclare qu'il s'oppose à l'admission de Guiraut, attendu qu'un grand nombre de bons patriotes ont fait, à diverses époques, des reproclics bien graves à (juiraut. — Un trrs (jraml nombre de cit(njeus demandent tout-à-coup la parole contre Guiraut, et plusieurs font contre lui des dépositions graves. — Guiroul répond par un long discours, dans lequel, sans rien dire de relatif à son alTaire, il dénonce diverses choses ipi'il prétend être parvenues à sa connaissance, entre autres un rasseml)lement secret (pi'il dit se tenir toutes les nuits à la mairie, et qui, inconnu aux administrateurs de i)olice, n'est composé cpie de citoyens de sections qu'on y appelle. Il dit (pie, dans ce rassemblement, il est fait des rapi)orts d'après lesquels on circonvient des patriotes, on en calomnie beaucoup d'autres. Il accuse les hommes en question de recevoir un écu par jour ; il accuse Uobespierre d'être circonvenu à son égard. — Robespierre réplique que, depuis trois mois, il n'avait i)as entendu parler de Guiraut, si ce n'est dans la Seciété. Il ajoute : » Ce qu'il a dit relativement au rassemblement chez Pacho est de nature à être éclairci ; je le somme de me suivre au Comité i\v salut j)ublic. »
Hébert déclare ([u'il dêmeul lurmrlhMneul rarlicle ipii concerne l'ache : il demande ([ue la force année acconq)agne Guiraut au Comité. — Dufoiirny l)arle dans le même sens, et dédai'e que les faits allégués par Giraut sont de toute fausseté. — On donne lecture d'une lettre dans laquelle Legendre, représentant du peuple dans la Seine-Inférieure, demande à venir se justifier devant la Société des accusations portées contre lui''.^
1. A la suite de cette indication le Journal de lu Montof/ne ajoute : <« Comme on doit imprimer la liste des admis et des rejetés, nous nous dispenserons d'entrer dans aucun détail à ce sujet. » Le Journal de la Monlafjne fit comme il rannonçait, de sorte que ses comptes rendus des épurations sont très secs, sauf quelques exceptions que nous signalerons. En général, pour le compte rendu des épurations, nous suivrons le Moniteur.