‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 2)Chapitre 104 sur 141 · Nous n'avons pas cet Imprimé · texte numérisé non relu

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3. Voir plus haut. p. o^O. ^21, et Recueil des actes du Comité de salut public, t. VllI, p. o38. — On trouvera la lettre de Legendre dans le Moniteur, t. XVUI, p. 512.

540 SOCIÉTÉ DKS .lACOHlNS |l«'" dkc. I70:»l

SÉANCE DU M FRIMAIRE AN II (l"" DÉCEMRRE 1793)

PRÉSIDENCE DE KOCRCROY

[La Socic'U' continue son ('puroniont. — Smithal nionlc à la Irihuno. Il déclare que i)ersonne n'a ))orté d'accusations contre lui ; mais il croit devoir rappeler (|ue « l'infAnie Proly <i l'a dilVauié dans un libelle ; Samhat demande l'exclusion de Lecointre, du bureau de la guerre, qui a colporté ce libelle. On observe que Lecointre est absent. La discussion est ajournée en ce cpii le concerne. — Sambai ajoute que Gollot d'Herbois, en justifiant Desfieux, Ta inculpé à tort ; mais ([u'il est persuadé que Gollot d'Herbois était trompé. — Dvfovrny déclare que Gollot d'Herbois reconnaîtra qu'on l'avait induit en erreur <à cet égard. (( .le le lui ai jirédit, continue-t-il; c'est une marque d'estime que je lui ai donnée, parce que je le reconnaissais ])Our un honnête homme : s'il était ici, il ne balancerait pas à en convenir, et je m'honore de le remplacer ».

Tnschorrau est appelé. — Dcsch/inips l'accuse d'avoir des relations intimes avec Proly et Desfieux. L'orateur ajoute qu'il est sur le ])oint de partir et qu'avant son départ il tient à dénoncer plusieurs membres. « .l'accuse Gamille Desmoulins, dit-il, comme un homme qui, ayant bien servi la Révolution, a fini par être on ne peut])lus indilVérent sur ses progrès. » — On invite Deschamps à consigner par écrit tous les renseignements (pii peuvent servir à l'épurcmcnt. — Diifouftij/ revient à Taschereau et lui demande depuis combien de temps il a vu Bonnecarrère. « Depuis dix-huit mois », répond Taschereau. — Un membre déclare qu'il a connu Taschereau à Madrid en 1791. Taschereau menait grand train. 11 disparut un beau jour, et on le soupçonna d'être parti secrètement pour l'Angleterre. — Taschereau paraît vouloir éluder cette dénonciation. On murmure. — l^nbu'sen-Dubij accuse Taschereau de venir au Gomité de corresj)ondance de la Société uniquement pour espionner les opérations, car il n'a pas donné un coup de i)lume. D'autres dénonciations sont faites. — Taschereau affime qu'il est l'ami de Robespierre. — Robespierre répli(iue que la conduite de Taschereau lui avait i)aru « dans tous les temps coufornu' aux vrais principes ». Néanmoins il commence à se défier de lui, et il demande que l'on continue la discussion sur ce membre. Robespierre ajoute : " Des inculpations graves continuent d'être dirigées contre Taschereau : on l'accuse d'avoir, lors du danger ((ue courut le maire de Paris, de la part des agitateurs qui se portèrent en foule à la Gommune, excité le trouble dans les grou])es, d'avoir ))rovoqué la colère du peuple contre Pache. » Gette inculpation est successivement appuyée ou balancée par divers témoignages. Taschereau disparaît.

Un membre observe que sa fuite doit l'aire naître des craintes. Il demande (pie deux commissaires soient nommés pour solliciter du Gomité de sûreté générale rai)position prompte des scellés sur les pajiiers de Taschereau. Gette mesure est arrêtée.

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Lacombe i)roi)Osc do la généraliser, cl d'enipèclicr désormais que Tindividu qui passe au scrutin puisse sortir du lieu des séance pendant la discussion. La Société, d'après les observations de Billaud-Vai'cnne, passe à l'ordre du jour, '< motivé sur ce que ce serait donner l'éveil aux hommes coupables et les avertir de brûler à l'instant mémo les papiers qui pourraient les compromettre ». La discussion continue. L'opinion se prononce fortement contre Tascliereau, et la Société, suffisamment instruite, prononce sa radiation. Elle arrête, sur la proi)Osition de Billaad-yarcnne,qne « désormais la correspondance ne sera plus interrompue, et que cet objet important, puisqu'il nous met à même de connaître et l'esprit et la situation de toutes les parties de la République, partagera par la suite, avec le scrutin épuratoire, raltenlion de la Société ' ».

L'ancien maire de Lyon parait à la tribune, répond aux calomnies répandues sur son compte cl demande des défenseurs officieux (jui l'aideront à obtenir des secours pour retourner à son jtosle. — Accordé.

Un araleur annonce qu'on va élever un monument à llasparin, aui)rès de la fonlaine de Vauclusc.l

Séance levée à inès de onze heures.

SÉ.\NCb: DU 13 KRIMAIHE AN II (3 DÉCUMBRE 1793^

PRÉSIDENCE DE FOURCROY

[Cn nieiiibrr de la Sueiélé du Havre demande ipion envoie dans le département de la Seine-Inféricurc un détachement de l'armée révolutionnaire avec la guillotine, pour arrêter et punir des rebelles échappés de Vendée, qui causent du désordre. 11 annonce que la Société du Havre va demander un local au Comité du salut |»ul)licV et il réclame des défenseurs officieux pour appuyer cette pétition. Un membre demande ({ue la Convention soit invitée à fournir un local à chaque Société populaire.]

Danto.n ^. — Je combat? cette proposition. Les citoyens se rassemblent d'après le droit que leur en a donné la nature ; ils n'ont donc

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