‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 2)Chapitre 106 sur 141 · Tome V · texte numérisé non relu

Tome V

y4G SOCIÉTÉ DES JACOHLNS [6 dkc. 1793]

Gordelicrs. Ce plan altaquc, dit-on, les assignats ot tend à ruiner leur crédit. — Ferrières se justifie de cette inculjjation, ainsi que de celle des liaisons intimes ((u'on lui sui)posait avec Roland. — 11 est encore interpellé sur un ]»ropos ((u'il a tenu dernièrement, et dans lequel il a, disait-on, confirmé les dénonciations de Guiraut, touchant le rassemblement secret que celui-ci prétendait avoir lieu toutes les nuits chez Pache'. — Ferrières* répond qu'un membre de la Société, nommé Buglan, qui se trouvait au Comité de sûreté générale le jour où Cuiraut y l'ut conduit, Ta mené, lui Ferrières, au Comité révolutionnaire des Tuileries, et que, là, un membre de ce Comité, nommé Ceorge, a convenu qu'il avait une carte donnant accès à une assemblée tenue chez Pache. George a ajouté que les autres membres des Comités révolutionnaires avaient des cartes semblables, qu'ils recevaient trois livres par jour pour assister à l'assemblée tenue chez Pache, que cette assemblée n'avait ]>lus lieu depuis huit ou dix jours, enfin qu'il se tenait un autre club secret à rÉvèché. — Un membre du Comité révoli(tio)ntaire de la section des Tuileries convient de l'existence de ces assemblées, déclare qu'elles étaient une mesure que Pache a crue nécessaire pour mieux connaître ce qui se ]»assait à Paris. — Hébert affirme que ces j^rétcndus rassemblements n'existent pas; d'après lui, ceux qui en parlent confondent les é|)oques, et leurs souvenirs se rapportent « à un temps d'orage où les 48 sections furent obligées de se rassembler chez Pache. » — Hasseufratz dit que rafl'airc doit êWc éclaircie : d'ailleurs, il estime que le patriotisme de Pache met ce dernier au-dessus des soupçons.]

Robespierre déclare que Guiraut n'a rien appris au Comité de salut public que ce qu'il avait dit à la Société. Quant à lui, il déclare qu'il n'a jamais entendu dénoncer Pache; qu'il l'a toujours regardé comme un excellent citoyen ; qu'il en dit autant du corps municipal, auquel on n'a d'autre reproche à faire que d'avoir pris quelquefois trop légèrement un arrêté, sur simple réquisitoire et sans une discussion préalable, suffisante pour en calculer tous les résultats.

[Une dépulation de la section de Marat vient déclarer que Chaumette a perdu sa confiance].

Séance levée à dix heures et demie.

CCY

PRÉSmENCE DE FOURCROY

On procède à la suite du scrutin épuratoire. Le bureau subit l'é-

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