‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 2)Chapitre 115 sur 141 · On en trouvera le texte dans le Moniteur, t. XIX, p · texte numérisé non relu

On en trouvera le texte dans le Moniteur, t. XIX, p

ÎJ86 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [28 déc. 1793]

ment, relalivcnicnl aux subsistances ^ 11 annonce que les assignais sont maintenant au pair dans TAisne. De i)lus, il a lait saisir l'argenterie des églises, et il a rendu les prêtres responsables des troubles qui s'élèveraient dans leurs communes. On l'ajyplmulU. Il est admis. Après lui, Isoré est admis.— Uu/'oiiinj/ déclare qu'il n'a rien à rcjjroclier à Isoré; mais, h titre d'exemple, il voudrait qu'on demandât à ce représentant, qui est cultivateur, ce qu'il a lait pour instruire les laboureurs de son canton. — Collât d'Herbois aj)puic la proposition de Dulourny. Il déclare qu'il serait à désirer qu'on demandât à chaque citoyen ce qu'il ^ lait dans son métier pour servir la patrie; « car un armurier, par exemple, qui aurait négligé de l'aire des armes, ne serait pas digne d'être admis dans la Société. Applaudi. — Shnorid fait lecture d'une note remise aux Cantons suisses par le ministre plénipotentiaire de Sa Majesté Britannique , pour aigrir les treize Cantons contre la France. Les déclamations virulentes que contient cette pièce contre la Convention en occasionnent l'interruption. — Robespierre ol)servc qu'il faut être Autrichien pour s'opposer à la lecture de cette pièce infâme, qui nous instruit des crimes des rois, — Simoiid achève sa lecture. La Société témoigne son mépris pour cette pièce ; en réponse, elle arrête qu'elle placera le buste de <niillaume Tell dans la salle de ses séances, et qu'elle enverra le procèsverbal de la séance d'aujourd'hui aux Cantons suisses. — Quelques membres invitent les députés à solliciter de la Convention une motion analogue. — Simond annonce que la Société de Gênes lui a écrit pour solliciter son affiliation. On répond que le Comité de correspondance s'en occui)e, et la Société passe à l'ordre du jour.

Boulanger, Brichet et quelques autres membres sont admis. — Milscent, rédacteur du journal intitulé le Créole patriote, est dénoncé pour avoir prêté sa plume aux Brissotins. Il répond qu'il a dénoncé, le premier, Brissol et sa clique. — Robespierre lui reproche d'avoir travaillé avec Fauchet au Bulletin aristocratique, dit des Amis de la vérité^. — Il est exclu. — Masson, du Tribunal révolutionnaire, est dénoncé comme fayettiste. Plusieurs faits sont présentés à charge et à décharge. La Société, après une mûre discussion, juge que Masson mérite d'être admis au nombre de ses membres.]

PRÉSIDENCE DE BOUQUIER

« La séance est totalement consacrée à l'épurement des membres

1. Le conventionnel Roux avait été envoyé en mission dans FAisne avec Lejcune par décret du 26 septembre 1793. — Cf. Recueil des actes du Comité de

salut public, t. Vn, p. 70.

2. Sur ce journal, voir Tuurneux, BihlitKjrupltie^ t. 11, n° 108.Ï9.

de la Société. Le scrutin n'ayant offert aucune discussion intéressante, nous nous bornerons à donner la nomenclature des membres qui ont été admis : André ; Achais ; Audifrais ; Antoine-Masindi ; Nicolas Garnier; Victor-Toussaint Simond ; Edme Baudoin; Jean-Pierre Fort; Jean Sergent; Dumaine ; Blandin ; Bernard; Robespierre jeune; Le Boucq ; Charles-Louis Perdrix ; Louis La Chevardière ; Belfraize fds; Victor Lefort; Antoine-François Momoro ; Frasné ; Deschamps ; Me rmillod ; François Ducos (de Bordeaux) ; Antoine Michot, artiste du Théâtre de la République ; Lelièvre. Un seul membre a été rejeté : c'est Paul Bonjour, employé aux bureaux de la Marine. Un seul a été ajourné : c'est Couturier •. »

[Robespierre le jeune donne quantité de détails sur le siège et la reprise de Toulon. Il décrit les mauvais traitements qu'ont subis pendant leur emprisonnement les représentants Pierre-Marie Baille* et Beauvais de Préau. Le ])remier en est mort; le second est très malade. L'orateur ajoute que l'esprit ])ublic est très mauvais à Toulon. — Un citoyen fait lecture d'un passage d'une lettre écrite à un employé de la marine par un citoyen du Havre, laquelle annonce qu'un capitaine neutre, arrivé de Rotterdam, a rapporté que les deux tiers des habitants de cette ville étaient disposés à la liberté ; les Provinces-Unies sont fatiguées de la guerre ; l'armée hollandaise est de retour, très mécontente et bien fatiguée de la guerre, et dans rintcntion de ne pas recommencer.]

PRÉSIDENCE DE BOUQUIER

[Le colonel Jourdan, d'Avignon, est admis à la séance, sur sa demande- Il déclare qu'on l'a représenté à tort comme un coupeur de tètes. On l'a calomnié, parce qu'il a réuni à la République un pays qui était sous le joug du prêtre de Rome. Il raconte son emi)risonnomont. La Société l'applaudit et lui Vote le baiser fraternel, qu'il reçoit du président. — La Société passe à l'épurement de ses membres, et admet sans réclamation les citoyens Girard, Bontemps, Lécrivain, Hassenfratz, Géray et Roussel le jeune. Mongc ' est inter-

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