Ce début est extrait du Journal de la Montaf/ne
2. Et non Moïse Bayle, comme l'imprime par erreur le Moniteur, t. XIX. p. 104. .3. Daas la séance du 24 février 1793, on avait dénoncé « laristocratie de
jMonge ». Voir plus haut, p. 39. Le 14 avril Dubois-Crancé avait fait son éloge (p. 134).
588 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [31 dkg. 1793]
pcllé au sujet d'un nommé Périgny. — Un membre prétond quo la Société avait nommé une Commission pour examiner cette aflaire. — Monç/e répond que cette affaire ne le concerne pas; que Périgny fut inculpé, et non lui, et qu'enfin la nomination do la Commission ne le regardait on aucune façon. — Ilemnidin insiste ])Our la nomination de la Commission. Il déclare que, si <( Mongo était nul », il aurait dû donner sa démission plus tôt; s'il était mené par les Brissotins, il aurait dû les dénoncer. La Commission fera la lumière sur ces affaires. — Moiuje répond qu'il a bien rempli son devoir de ministre, qu'il a su faire arriver des subsistances à temps pour empocher le Midi do mourir de faim. Les Brissotins ont voulu le mener, mais il les a dénoncés par le fait de sa démission. — Un citoyen interpelle Monge sur une affaire concernant les îles du Vent. — Momje allait répondre. Il est interrompu . . . On réclame son admission, motivée sur ce que la Commission est nommée pour Périgny seulement, et non pour Monge. — Monge est admis. — Malpert; Pierre Met; Matliieu Vizier; Bréan-Bayor; Antoine Siseville ; Lejeune ; Guillaume Sermesse ; Guillaume, ci-devant Loroi; Benoît ; Gelé ; Hanriot, sortent purs du creuset des épreuves.
Une députation des sans-cnloftes d'Aitfun se présente à la tribune et donne connaissance du fait suivant : Trente montagnards d'Autun, qui conduisaient des prisonniers à Chalon-sur-Saône, furent en route chargés par une troupe de muscadins. L'administration du district de Chalon s'est bornée à dresser procès-verbal du fait. Les délégués demandent des défenseurs officieux. — Accordé.
La Société arrête l'insertion au Journal de la MontaQne d'une lettre dans laquelle Francastcl, représentant en mission à l'armée de l'Ouest, se plaint de l'arrestation de Ronsin, « de cette sorte de modérantisme que professent en ce moment des hommes de la Montagne », et du pamphlet <c où l'on fait des rapprochements si perfides entre nos mesures révolutionnaires et les atrocités des tyrans de Rome ' ». Francastel conclut par les déclarations que voici : « Loin de tous ceux qui sont investis de la confiance du peuple cette funeste mollesse, cette indulgence criminelle ! Pour moi, bien pénétré des devoirs quo m'imposent la véritable justice et le bonheur du peuple, je remplirai ma mission toujours avec la mémo intloxibilité ; la Vendée sera dépeuplée, mais la République sera vengée et tranquille. Combattez sans cesse le système dangereux de renoncer aux grandes mesures qui nous ont valu de si grands succès, l'extinction de la guerre civile ; do prétendre que nous sommes assez forts maintenant, surtout depuis la reprise de Toulon, pour ne pas recourir à dos moyens odieux, cruels, tortionnaires, contraires à l'esprit de la Constitution votée par le peuple français. Mes frères, que la terreur ne cesse d'être à l'ordre du jour, et tout ira bien*. »
Un membre se plaint que des « journalistes stipendiés » reprennent la tradition de « la faction scélérate », et qu'ils osent demander la dissolution du Comité de surveillance, « pour établir une Commission qui élargirait à leur gré tous les contre-révolutionnaires détenus. » L'orateur termine en demandant la radiation du « journaliste Camille Desmoulins ». — Hébert se plaint que