C'est-à-dire avec les ministres
■'i. Le nom de ce passage doit être défiguré ici par une faute d'impression : je l'ai L'herché vainement dans l'Atlas de Veruiquet, dans le Géor/raphe parisien
04 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [3 mars 1793J
« Danton était dans la Belgique; ils ont profité de son absence, les lâches! ils Tont représenté comme désignant, dans les journées des 2 et 3 septembre, les victimes qu'on devait égorger. Son épouse a reçu le coup de la mort, en lisant dans les journaux cette atroce imputation. Ceux qui savent combien cette femme aimait Danton peuvent se former une idée de ses souffrances. Danton n'y était pas, mais ses ennemis étaient présents dans le fatal imprimé ([ui déchirait son âme
« Je déclare que je demanderai l'acte d'accusation, motivé sur les griefs suivants :
<i \° Pour avoir, contre le vœu et l'intention des bons citoyens, employé des sommes énormes à corrompre l'opinion publique en faisant circuler dans les départements des écrits en faveur de Louis Capet, et qui tendaient à détruire l'unité de la République française;
« 2° D'avoir affecté un mépris pour les lois existantes ;
« 3° D'avoir fait briser des scellés apposés par les autorités constituées ;
« 4° D'avoir cherché à détruire toute confiance dans le gouvernement;
« o° D'avoir convoqué une force armée qui tendait visiblement à rétablir la tyrannie ;
« 6° D'avoir violé le secret des postes et intercepté la correspondance des patriotes;
« 7° D'avoir fait afficher des écrits pseudonymes, qui tendaient à effrayer les citoyens, notamment l'affiche sous le nom d'un Anglais;
« 8° D'avoir voulu rétablir l'ancienne corvée ;
« 90 D'avoir envoyé en Angleterre une somme de 12 millions, dont il n'a pas rendu compte ;
« 10** Enfin, d'avoir protégé la rentrée des émigrés et retardé la vente de leurs biens, A ces griefs, on doit ajouter la soustraction qu'il a faite d'une partie des papiers que refermait l'armoire de fer du château des Tuileries. »
Ce rapport a été plusieurs fois interrompu par des applaudissements.
La Société en a arrêté l'impression et l'envoi aux Sociétés affiliées.
Bentahole a ajouté quelques griefs à ceux imputés à Roland, et a proposé d'instituer un tribunal révolutionnaire pour juger cet exministre et ses complices.
(I^aris, n()l}, 2 vol. iii-8"), dans le Dictionnaire de Paris, par Ilurtaut et Maifuy (Paris, n7!), 4 vol. iii-S"), et dans VAlmunuch indicatif des rues de Paris [Paris, an 111, in-12).
■3 .MAiis iTO:^' SOCIKTK DES .lACnlU.XS 63
^Desfieitx aiipuic la doinamle il"un tribunal révolutionnaire. 11 dit notaniiTient : « Il faut faire des lois conformes aux circonstances, sauf à les modifier en lem|is de paix. »"'
La séance a été levée à dix lieiire?.
SÉANCK DU LlNDl '» MARS ITlCi
PRÉSIDENCK DE COLLoT d'HERBOIS
[Unmilitaire i'C plaiiil (|iriiii ail mis eu liliciir- MocouiJiii's ', un des auteurs des trouldes d'.Vrles et de .Nîmes. Tullirii ailirme, comme secrétaire du Comité de sûreté générale, que le Comité n"a point donné l'ordre de relâcher Deseombiès. Desfleux accuse Cranj;eueuve, meudtre du Comité de sûreté générale et chargé du rapport sur TalVaire d'.Vrles, de chercher à laisser Deseombiès hors de cause.
i/affilialion est accordée à la Société de Merry*.
Alhitle se plaint (pie sa section ait donné des certificats de résidence à plus de trente émigrés.
Bourdon, Chabot et Li'ji'inv demandent, avec AUiHto, des mesures contre les émigrés *.]
Un mililaire a fait lecture d'une Adresse des défenseurs de la République une et indivisilde à leurs frères des départements, intitulée : Tableau de la situation politique de Paris, en ré/)onse aux calomnies de /loland*. Nous citerons les passajjces suivants :
« Depuis trois ans, le procès de la liberté contre la tyrannie est pendant au tribunal de la raison. Si la raison succombe, nous en appellerons à nos baïonnettes. L'.Vssemblée constituante nous a traliis; l'Assemblée législative nous a vendus; la faction liberlicide de la Convention voulait nous livrer.
« Citoyens, réflécbissez-y : la Convention s'est emparée de tous les pouvoirs. La faction qui est dans son sein en dispose.